Article de magazine

Astrophysique

Le trou noir se réveille

Page 15a

Citer cet article


  • Eljaouhari, É.-O.
(2024). Le trou noir se réveille. Pour la Science, 563 - Septembre(9), 15a-15a. https://doi.org/10.3917/pls.563.0015a.

  • Eljaouhari, Évrard-Ouicem.
« Le trou noir se réveille ». Pour la Science, 2024/9 N° 563 - Septembre, 2024. p.15a-15a. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/magazine-pour-la-science-2024-9-page-15a?lang=fr.

  • ELJAOUHARI, Évrard-Ouicem,
2024. Le trou noir se réveille. Pour la Science, 2024/9 N° 563 - Septembre, p.15a-15a. DOI : 10.3917/pls.563.0015a. URL : https://stm.cairn.info/magazine-pour-la-science-2024-9-page-15a?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/pls.563.0015a


1 Presque toutes les galaxies hébergent en leur cœur un trou noir supermassif, d’au moins plusieurs millions de masses solaires. La plupart de ces derniers sont « calmes » et sont quasi invisibles. Parfois, une étoile passe trop près et se retrouve disloquée par les forces de marée. Sa matière forme un disque d’accrétion autour du trou noir avant d’être absorbée. Dans le disque, le gaz chauffe et émet un rayonnement intense. Un tel épisode dure quelques dizaines, voire quelques centaines de jours, puis le trou noir redevient invisible. Si l’apport de matière est plus important, les émissions sont telles qu’on parle de « noyau actif de galaxie ».

Vue d’artiste de la galaxie SDSS1335+0728, qui s’est mise à briller fortement à partir de 2019 et est maintenant considérée comme ayant un noyau actif.

Description de l'image par IA : Nuages lumineux et étoiles brillantes dans une galaxie active.

Vue d’artiste de la galaxie SDSS1335+0728, qui s’est mise à briller fortement à partir de 2019 et est maintenant considérée comme ayant un noyau actif.

© ESO/M. Kornmesser

2 La galaxie SDSS1335+0728, située à 300 millions d’années-lumière, ne présentait pas de noyau actif lors de sa découverte au début des années 2000. Mais depuis 2021, elle a commencé à émettre fortement dans différentes gammes du spectre électromagnétique. Et le phénomène perdure. Pour Paula Sánchez Sáez, astrophysicienne à l’Observatoire européen austral, en Allemagne, et ses collègues, il est probable qu’il s’agisse de l’éveil d’un noyau actif. « Si tel est bien le cas, ça serait la première fois que l’on observe un tel événement en train de se produire en temps réel », conclut la chercheuse.

  • P. Sánchez Sáez et al., Astronomy & Astrophysics, 2024.

Date de mise en ligne : 20/09/2024

https://doi.org/10.3917/pls.563.0015a