Astrophysique
Quand il pleut sur le Soleil
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Citer cet article
- ELJAOUHARI, Évrard-Ouicem,
- Eljaouhari, Évrard-Ouicem.
- Eljaouhari, É.-O.
https://doi.org/10.3917/pls.578.0012a
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- Eljaouhari, É.-O.
- Eljaouhari, Évrard-Ouicem.
- ELJAOUHARI, Évrard-Ouicem,
https://doi.org/10.3917/pls.578.0012a
1 Ce ne sont pas des gouttes d’eau, comme sur Terre, mais du plasma. Cette matière ionisée s’accumule dans la couronne solaire dont la température est de l’ordre du million de degrés (près de 200 fois plus chaud que la surface de l’étoile !). Mais parfois, au niveau des régions actives du Soleil, caractérisées par des taches sombres sur sa surface, ce plasma peut se condenser en paquets d’environ 60 kilomètres de large, et alors sa température baisse à « seulement » 10 000 degrés. Sous l’effet de la gravité, ces agrégats de plasma retombent sur la surface du Soleil en suivant les lignes de champs magnétiques : c’est la pluie coronale. Le mécanisme était bien compris sauf lorsqu’il se produit pendant les éruptions solaires. Luke Fushimi Benavitz, de l’université d’Hawaii, aux États-Unis, et ses collègues ont montré qu’il faut dans ce cas prendre en compte le type d’ions présents dans le plasma, car les plus lourds comme le fer, le silicium ou le magnésium sont plus efficaces pour diminuer la température du milieu et provoquer sa condensation.
Vue d’une pluie solaire enregistrée par la sonde SDO de la Nasa. Le phénomène a duré plusieurs heures.
Vue d’une pluie solaire enregistrée par la sonde SDO de la Nasa. Le phénomène a duré plusieurs heures.
- L. Fushimi Benavitz et al., The Astrophysical Journal, 2025.