Compte rendu

Archéologie

Les Pharaons noirs

Charles Bonnet Favre, 2024 216 pages, 14,50 euros

Page 17a

Citer cet article


  • Pigeaud, R.
(2025). Les Pharaons noirs Charles Bonnet Favre, 2024 216 pages, 14,50 euros. Pour la Science, nº 571(5), 17a-17a. https://doi.org/10.3917/pls.571.0017a.

  • Pigeaud, Romain.
« Les Pharaons noirs : Charles Bonnet Favre, 2024 216 pages, 14,50 euros ». Pour la Science, 2025/5 nº 571, 2025. p.17a-17a. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/magazine-pour-la-science-2025-5-page-17a?lang=fr.

  • PIGEAUD, Romain,
2025. Les Pharaons noirs Charles Bonnet Favre, 2024 216 pages, 14,50 euros. Pour la Science, 2025/5 nº 571, p.17a-17a. DOI : 10.3917/pls.571.0017a. URL : https://stm.cairn.info/magazine-pour-la-science-2025-5-page-17a?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/pls.571.0017a


Description de l'image par IA : Couverture de livre avec statues anciennes, titre "Les pharaons noirs" de Charles Bonnet.

1 En lisant ce livre, les lecteurs prendront plaisir à découvrir les fouilles de Charles Bonnet et l’importance de la civilisation nubienne. Le grand public n’en a vraiment pris conscience qu’en 2003, avec la découverte spectaculaire des statues de « pharaons noirs » : les temples, les palais, les fortifications ainsi que le développement urbanistique n’ont rien à envier à ceux des Égyptiens du Nord. Il est visible que Charles Bonnet a choisi un angle particulier pour montrer qu’au-delà des statues (la pointe émergée de l’iceberg), il existe une culture élaborée et subtile, qu’on a trop souvent réduite à une influence égyptienne ; c’est pourquoi il fait exprès de ralentir le lecteur trop pressé. Avant d’arriver au trésor, il nous montre tout ce qu’il y a autour ; n’est-ce pas d’ailleurs ce que font tous les archéologues, un peu lassés que le grand public ne s’intéresse qu’aux beaux objets ? Ici, le piège a fonctionné et nous lisons avec attention les descriptions détaillées et admirons les belles photos qui émaillent l’ouvrage. Le royaume nubien, grand pourvoyeur d’or, avait son existence propre, au point que ses souverains ont pu, un temps, monter sur le trône pharaonique, mais ce n’est qu’un épisode de plus dans une histoire africaine de plus en plus explorée. Cet « esprit nubien » que défend l’auteur crée « un pont entre l’Afrique centrale et le bassin méditerranéen ».

2 Reste à réconcilier Charles Bonnet avec les Allemands, contre qui il a une dent, visiblement ! Le lecteur non spécialiste aurait apprécié un peu plus de contextualisation historico-géographique (sur le rapport de la Nubie avec le Soudan, les pharaons de la XXVe dynastie, les rois napatéens, Ménénou…), mais à cette réserve près, c’est un livre indispensable sur un sujet rare et important en égyptologie.


Date de mise en ligne : 19/05/2025

https://doi.org/10.3917/pls.571.0017a