Biologie végétale
Les microalgues à la rescousse
- Par Isabelle Bellin
Page 15a
Citer cet article
- BELLIN, Isabelle,
- Bellin, Isabelle.
- Bellin, I.
https://doi.org/10.3917/pls.572.0015a
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- Bellin, I.
- Bellin, Isabelle.
- BELLIN, Isabelle,
https://doi.org/10.3917/pls.572.0015a
1 Actuellement, les tourbières sont de précieux puits de carbone : elles représentent environ 30 % du stock de carbone des sols mondiaux, alors qu’elles ne couvrent que 3 % des terres émergées. Mais, à cause du réchauffement climatique, les spécialistes pensent que ces milieux, en s’asséchant, verront l’activité des microorganismes décomposeurs augmenter. Ces derniers émettront d’importantes quantités de dioxyde de carbone (CO2). Or, en s’intéressant aux microalgues présentes dans les tourbières et jusque-là négligées, Vincent Jassey, du Centre de recherche sur la biodiversité et l’environnement, à Toulouse, et ses collègues suggèrent que les émissions nettes de carbone des tourbières pourraient être en partie compensées.
2 Pour évaluer cet effet, les chercheurs ont transplanté des blocs de tourbe entre cinq pays d’Europe, à diverses latitudes, pour simuler l’impact de changements climatiques de diverses ampleurs sur le plan de la température et des précipitations. En mesurant l’activité des microalgues et autres décomposeurs, et en comparant à différents scénarios du Giec à l’horizon de 2100, les chercheurs évaluent que, dans le scénario le plus pessimiste, 14 % des émissions de carbone prévues dans les tourbières, et liées à la respiration microbienne, seraient ainsi compensées.
Tourbière de Viru, en Estonie.
Tourbière de Viru, en Estonie.
- S. Hamard et al., Nature Climate Change, 2025.