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Climatologie

L’écorce : puits ou source de gaz à effet de serre ?

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  • Bellin, I.
(2026). L’écorce : puits ou source de gaz à effet de serre ? Pour la Science, 582(4), 7-7. https://doi.org/10.3917/pls.582.0007.

  • Bellin, Isabelle.
« L’écorce : puits ou source de gaz à effet de serre ? ». Pour la Science, 2026/4 n° 582, 2026. p.7-7. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/magazine-pour-la-science-2026-4-page-7?lang=fr.

  • BELLIN, Isabelle,
2026. L’écorce : puits ou source de gaz à effet de serre ? Pour la Science, 2026/4 n° 582, p.7-7. DOI : 10.3917/pls.582.0007. URL : https://stm.cairn.info/magazine-pour-la-science-2026-4-page-7?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/pls.582.0007


L’écorce des arbres, comme cet eucalyptus, contient tout un microbiote qui participe aux échanges gazeux entre la plante et l’atmosphère.

Description de l'image par IA : Un tronc d'eucalyptus s'élève vers le ciel, entouré d'arbres verts luxuriants.

L’écorce des arbres, comme cet eucalyptus, contient tout un microbiote qui participe aux échanges gazeux entre la plante et l’atmosphère.

© Djohan Rianto/Shutterstock

1 Une nouvelle histoire s’écrit depuis peu, qui met une fois de plus les arbres sur le devant de la scène. On connaît leur importance dans la séquestration du carbone via leurs feuilles et le processus de photosynthèse, et plus récemment via les interactions de leurs racines dans le sol. Or, ces dernières années, différentes équipes ont constaté que, selon les conditions d’humidité du sol, les troncs pouvaient absorber ou émettre du méthane. Par ailleurs, les bactéries vivant dans l’écorce utilisent le méthane pour produire leur énergie.

2 Pok Man Leung, de l’université Monash, en Australie, et ses collègues ont précisé davantage ces échanges gazeux à travers l’écorce, en s’intéressant au méthane, mais aussi au dihydrogène et au monoxyde de carbone, deux gaz qui ont des effets indirects sur le bilan énergétique global de la Terre. Les chercheurs ont étudié huit espèces d’arbres communs de l’est de l’Australie, dans trois écosystèmes différents. Dans les forêts aux sols bien drainés, Pok Man Leung et ses collègues confirment que ces gaz sont consommés par les bactéries des écorces. Selon eux, dans ces milieux, les arbres agissent probablement comme un puits de monoxyde de carbone, comme pour le méthane. Il en va autrement dans les marécages et les plaines inondables où le sol, saturé d’eau, produit ces gaz, qui pénètrent dans les arbres par leurs racines et finissent par être émis au niveau de l’écorce du bas des troncs. Et même si les bactéries de l’écorce atténuent ces émissions, ces forêts humides restent une source nette. Le dihydrogène est le seul gaz pour lequel toutes les espèces étudiées sont un puits net.

3 Il est encore difficile de faire un bilan global à l’échelle de la planète de l’importance de ces processus, tant les écosystèmes sont variés. Mais ces résultats affinent déjà la contribution des forêts dans les cycles atmosphériques mondiaux et in fine la régulation du climat.

  • Pok Man Leung et al., Science, 2026.

Date de mise en ligne : 30/04/2026

https://doi.org/10.3917/pls.582.0007