Chapitre d’ouvrage

3. Le juste soin : tout ce qui est nécessaire au malade, rien que ce qui est nécessaire

Pages 163 à 166

Citer ce chapitre


  • Grimaldi, A.
(2021). 3. Le juste soin : tout ce qui est nécessaire au malade, rien que ce qui est nécessaire. Manifeste pour la santé 2022 : 20 ans d'égarements : il est temps de changer (p. 163-166). Odile Jacob. https://stm.cairn.info/manifeste-pour-la-sante-deux-mille-vingt-deux--9782415000455-page-163?lang=fr.

  • Grimaldi, André.
« 3. Le juste soin : tout ce qui est nécessaire au malade, rien que ce qui est nécessaire ». Manifeste pour la santé 2022 20 ans d'égarements : il est temps de changer, Odile Jacob, 2021. p.163-166. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/manifeste-pour-la-sante-deux-mille-vingt-deux--9782415000455-page-163?lang=fr.

  • GRIMALDI, André,
2021. 3. Le juste soin : tout ce qui est nécessaire au malade, rien que ce qui est nécessaire. In : Manifeste pour la santé 2022 20 ans d'égarements : il est temps de changer. Paris : Odile Jacob. Hors collection, p.163-166. URL : https://stm.cairn.info/manifeste-pour-la-sante-deux-mille-vingt-deux--9782415000455-page-163?lang=fr.

La France dépensait avant la pandémie 11 % du PIB pour la santé, en troisième position ex aequo avec l’Allemagne, derrière la Suisse avec 12 % et loin derrière les États-Unis avec 17 %. Mais en dollars par habitant, elle n’est pas troisième mais douzième. Par habitant, nous dépensons en effet 20 % de moins que l’Allemagne (4 900 dollars versus 5 900 dollars). Et le Luxembourg, qui ne consacre que 6 % de son PIB à la santé, dépense beaucoup plus que nous par habitant. Quoi qu’il en soit, quand nous analysons la structure de notre dépense de santé en la comparant à celle des autres pays de l’OCDE, nous constatons que les infirmières, les médecins hospitaliers n’ayant pas d’activité privée et les médecins libéraux installés en secteur 1 sont moins bien payés. Nous dépensons en revanche beaucoup plus que la moyenne des pays de l’OCDE en frais de gestion et nous avons une médecine très prescriptive d’examens complémentaires (imagerie et biologie), de médicaments et d’actes.
L’équilibre des comptes suppose une amélioration de la pertinence des actes et des prescriptions. À partir d’un rapport de l’Académie de médecine et de plusieurs enquêtes, on considère que 20 % des prescriptions seraient injustifiées. Les bases de données de la Sécurité sociale montrent une disparité des actes dont la fréquence peut varier du simple au triple d’un territoire à l’autre, sans explication par des différences de populations concernées : il en est ainsi de la pose de pacemaker ou de stent coronarien, de la chirurgie de l’obésité, des cholécystectomies, thyroïdectomies, hystérectomies, prostatectomies… De même, de nombreux dosages sanguins (ferritinémie, vitamine D, hormones thyroïdiennes…) ou examens d’imagerie sont demandés sans justification et sont souvent répétés inutilement…


Date de mise en ligne : 31/05/2024

Ce chapitre est en accès conditionnel

Acheter cet ouvrage

12,99 €

216 pages, format électronique (HTML et feuilletage, par chapitre)

Acheter ce chapitre

5,00 €

4 pages format électronique (HTML et feuilletage)
Membre d'une institution cliente ?