Chapitre 3. Méthodes épidémiologiques
- Par Jacques Raimondeau
- et Élodie Carmona
Pages 73 à 99
Citer ce chapitre
- RAIMONDEAU, Jacques
- et CARMONA, Élodie,
- RAIMONDEAU, Jacques,
- BRÉCHAT, Pierre-Henri,
- HUTEAU, Gilles,
- MARIN, Philippe,
- NATY-DAUFIN, Philippe
- et CARMONA, Élodie,
- Raimondeau, Jacques.
- et al.
- Raimondeau, J.
- et Carmona, É.
- J. Raimondeau,
- P. Bréchat,
- G. Huteau,
- P. Marin,
- P. Naty-Daufin
- et É. Carmona
https://doi.org/10.3917/ehesp.raimo.2020.01.0073
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- Raimondeau, J.
- et Carmona, É.
- J. Raimondeau,
- P. Bréchat,
- G. Huteau,
- P. Marin,
- P. Naty-Daufin
- et É. Carmona
- Raimondeau, Jacques.
- et al.
- RAIMONDEAU, Jacques
- et CARMONA, Élodie,
- RAIMONDEAU, Jacques,
- BRÉCHAT, Pierre-Henri,
- HUTEAU, Gilles,
- MARIN, Philippe,
- NATY-DAUFIN, Philippe
- et CARMONA, Élodie,
https://doi.org/10.3917/ehesp.raimo.2020.01.0073
Notes
-
[1]
R. Doll, A.B. Hill, «The mortality of doctors in relation to their smoking habits », BMJ, vol. 328, n° 7455, 1954, p. 1529.
-
[2]
Le cas du sida illustre bien l’évolution de la connaissance : la maladie commence à être repérée en 1981 et sa nature virale sera établie dans les années suivantes.
-
[3]
Par exemple, dans le cas d’une maladie aiguë qui devient chronique. Si on s’intéresse aux hépatites aiguës, il y a trois façons de ne plus être atteint d’une hépatite aiguë : la guérison, le décès et le passage à l’hépatite chronique.
-
[4]
Il est ainsi connu que la recherche de l’exposition par un enquêteur risque d’être plus poussée chez un malade que chez un témoin. De plus, un malade se souvient mieux de ses expositions qu’un témoin. La multiplicité des investigateurs est aussi une source d’hétérogénéité dans le recueil des données.
-
[5]
Nous avons évoqué plus haut l’exemple des enquêtes relatives aux pratiques sexuelles ou aux consommations de toxiques qui sont sensibles à la sincérité et à la précision des réponses. On parle parfois de biais de désirabilité sociale lorsque les réponses ont tendance à se rapprocher d’une norme enviable ; c’est le cas par exemple des déclarations de poids qui ont tendance à être minorées.
-
[6]
A.B. Hill, « The Environment and disease : association or causation ? », Proceedings of the Royal Society of Medicine, 1965, n° 58, p. 295-300.
L’épidémiologie est l’étude de la répartition, dans le temps, dans l’espace ou selon d’autres critères, des phénomènes de santé (le plus souvent, des maladies) ou de leurs facteurs de survenue (de risque), sous leurs diverses formes et niveaux de gravité. Elle constitue la base diagnostique de la santé publique.
Les méthodes épidémiologiques sont d’un usage très étendu, allant de la recherche fondamentale au pilotage très pratique d’activités de routine sur le terrain. On distingue plusieurs types d’épidémiologie.
Il s’agit ici de décrire l’état de santé d’une population, la répartition des maladies ou du facteur étudié, soit de façon globale, soit selon des critères choisis (âge, sexe, activité professionnelle, développement dans le temps et l’espace, etc.) et de mettre en évidence d’éventuelles différences de répartition des problèmes de santé au sein d’une population. Cela permet de vérifier l’existence des problèmes de santé et de les quantifier. C’est donc une étape de base de la santé publique et elle est parfois suffisante : en effet, elle permet de prendre des décisions pour lutter contre une épidémie, par exemple, en identifiant une augmentation importante du nombre de malades, ou pour dimensionner un service hospitalier, en déterminant le nombre de patients à prendre en charge par an. Par ailleurs, lorsqu’une maladie est insuffisamment connue, l’épidémiologie descriptive permet de faire émerger des hypothèses susceptibles d’expliquer des différences observées, hypothèses qu’il faudra ensuite valider ou infirmer par des études analytiques…
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