Chapitre 12. Raisonner et pratiquer la taille
- Par Alain Reynier
Pages 329 à 353
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- REYNIER, Alain,
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- Reynier, A.
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La vigne est une liane qui, livrée à elle-même, acquiert un grand développement. La production des bois prend alors le pas sur la production des fruits qui devient très irrégulière, faible par rapport à l’espace occupé par la souche et de qualité très médiocre. La taille, en supprimant le nombre et la longueur des sarments, permet :
de régulariser la production et la vigueur de chaque souche en limitant le nombre de bourgeons ;
de maîtriser l’allongement de la charpente.
Les opérations de taille peuvent se répartir en deux catégories :
la taille sèche ou taille d’hiver qui se pratique pendant le repos végétatif ;
les tailles en vert, ou opérations en vert qui sont des tailles de printemps et d’été.
Lors de la taille, on supprime de nombreux sarments et on laisse sur la souche deux types de bois de taille :
les coursons, ce sont des bois taillés à 1 ou 2 yeux ;
les longs bois, ce sont des bois taillés à plus de 3 yeux latents, certains longs bois pouvant avoir 10 à 15 yeux.L’allongement de la charpente de la vigne est un processus naturel, que la vigne soit taillée ou non, c’est le résultat d’une propriété physiologique naturelle, l’acrotonie :
sur un sarment, on observe que les yeux et les rameaux de l’extrémité ont une précocité de débourrement et une vigueur plus forte que ceux situés plus bas ; si le sarment est trop long, un certain nombre d’yeux situés en positon basale ne débourrent pas, ce qui participe à l’allongement des bras …
Date de mise en ligne : 01/06/2022
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