Texte historique
La mère et l’enfant dans les psychoses du post-partum
- Par Paul-Claude Racamier,
- avec la collaboration de C. Sens
- et L. Carretier
Pages 157 à 173
Citer ce chapitre
- RACAMIER, Paul-Claude,
- avec la collaboration de SENS, C.
- et CARRETIER, L.,
- PARAT, Hélène
- et MISSONNIER, Sylvain,
- Racamier, Paul-Claude.,
- et al.
- Racamier, P.-C.,
- avec la collaboration de Sens, C.
- et Carretier, L.
- H. Parat
- et S. Missonnier
https://doi.org/10.3917/puf.misso.2019.01.0157
Citer ce chapitre
- Racamier, P.-C.,
- avec la collaboration de Sens, C.
- et Carretier, L.
- H. Parat
- et S. Missonnier
- Racamier, Paul-Claude.,
- et al.
- RACAMIER, Paul-Claude,
- avec la collaboration de SENS, C.
- et CARRETIER, L.,
- PARAT, Hélène
- et MISSONNIER, Sylvain,
https://doi.org/10.3917/puf.misso.2019.01.0157
Notes
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[1]
Nous remercions vivement le Dr Pierre Chenivesse, le Dr Manuela De Luca, l’ensemble du comité de rédaction de L’Évolution psychiatrique et les Éditions Elsevier de nous avoir permis de republier ce texte historique initialement paru dans la revue en 1961, tome XXXVI, fascicule 4, pages 525-570. L’extrait publié correspond aux pages 525-537 de l’article.
-
[2]
On doit évidemment se reporter à la thèse de Sivadon ; on pourra également se reporter au travail de Thomas et Gordon, qui rappellent que les psychoses du post-partum n’existent pas dans la nomenclature américaine.
-
[3]
Premonte.
-
[4]
C. Sens, La Mère et l’enfant dans les psychoses du post-partum, thèse de médecine, Paris, 1961.
-
[5]
À l’exception par exemple de l’article de Ch. Brisset et R. R. Held de l’Encyclopédie médico-chirurgicale et du chapitre du récent traité [Manuel de psychiatrie] de H. Ey, P. Bernard et Ch. Brisset.
-
[6]
Un reflet des angoisses propres à la maternité se lit dans les mythes et légendes les concernant (voir Racamier, 1955).
-
[7]
Voir les considérations toutes récentes de Winnicott (1961).
-
[8]
D’une façon plus précise, la succion du sein par l’enfant procure à la mère un plaisir certain dont la nature érotique ne peut être mise en doute (sauf par une obsessionnelle ou une phobique).
-
[9]
Toute cette évolution est bien décrite dans un récent article de Lebovici (1961). L’un de nous s’y est également intéressé (voir Racamier, 1961).
-
[10]
Cette notion doit s’entendre dans un sens large, avant tout psychologique et affectif, et non pas au sens strict d’ablactation.
-
[11]
Ce n’est que la traduction du mot anglais « motherhood ». Sur la voie des néologismes, il est d’ailleurs logique d’ajouter ceux de paternalité et parentalité.
-
[12]
On pourra reporter sur ce sujet à l’article de S. Lebovici et Boileau du Traité de psychanalyse, dirigé par S. Nacht (Paris, Puf, 1965).
-
[13]
P.-C. Racamier, « Le mot, le self, la personne et les psychoses », Conférence Évolution Psychiatrique, mars 1961.
-
[14]
Au sujet de la notion de réaction et des facteurs de réalité dans les psychoses, on se reportera à l’article de F. Pasche et P.-C. Racamier dans le Traité de Psychanalyse, op. cit.
-
[15]
Heiman et Levitt relèvent également que dans la situation « physiologiquement » critique où se trouvent surtout certaines femmes fragiles à l’époque puerpérale, la perte actuelle d’un objet sustentateur déclenche la psychose.
-
[16]
Tous ces facteurs sont inventoriés dans les études sur les facteurs psychologiques des psychoses puerpérales. Voir par exemple : Balduzzi (1951).
La clinique des psychoses du post-partum est bien connue, si diverse, et si banale en apparence, que rien ne les singularise au point de vue nosologique. De même, sur le plan de l’étiologie, elles ne sont en propre soumises à aucun des maîtres qu’on a successivement voulu leur assigner, ce qui nous conduit aujourd’hui à une conception éclectique (G. Schneider) ou multifactorielle (L. Bellak) de leur étio-pathogénie.
Il nous faut pourtant les situer dans l’ordre de la pathologie mentale. Cela n’est possible qu’en les considérant comme des accidents d’une étape de l’évolution psychobiologique de la femme ; cette position naturelle est déjà, voilà trente ans, celle qu’adoptait Zilboorg.
C’est au regard de ce développement intégratif de la femme et de lui seul que la psychose puerpérale ou du post-partum prend toute sa spécificité et sa signification.
Or la maternité, que tout incite à considérer, avec Benedek, comme une véritable phase du développement psycho-affectif de la femme, la maternité accomplit un processus dont le sens et la portée naturelle résident dans les relations de la mère avec son enfant.
Ce processus, beaucoup plus complexe que ne le croit le sens commun, peut échouer.Nous considérons ici la psychose puerpérale comme un avortement du processus psycho-affectif de la maternité.Et c’est dans les relations manifestes et inconscientes de la mère avec son enfant que nous situons le champ naturel de la compréhension et du traitement des psychoses puerpérales…
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