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Chapitre 3. Taxonomie, phylogénie, évolution

Pages 53 à 80

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  • Bodilis, J.
  • et Forterre, P.
(2021). Chapitre 3. Taxonomie, phylogénie, évolution. Dans
  • L. Paolozzi,
  • J. Liébart,
  • P. Bauda,
  • J. Bodilis,
  • O. Dussurget,
  • P. Forterre,
  • C. Gutierrez,
  • A. Latifi,
  • G. Ona-Nguema
  • et C. Roose-Amsaleg
Microbiologie : Biologie des procaryotes et de leurs virus (2e éditio, p. 53-80). Dunod. https://doi.org/10.3917/dunod.paolo.2021.01.0053.

  • Bodilis, Josselin.
  • et al.
« Chapitre 3. Taxonomie, phylogénie, évolution ». Microbiologie Biologie des procaryotes et de leurs virus, Dunod, 2021. p.53-80. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/microbiologie--9782100821686-page-53?lang=fr.

  • BODILIS, Josselin
  • et FORTERRE, Patrick,
2021. Chapitre 3. Taxonomie, phylogénie, évolution. In :
  • PAOLOZZI, Luciano,
  • LIÉBART, Jean-Claude,
  • BAUDA, Pascale,
  • BODILIS, Josselin,
  • DUSSURGET, Olivier,
  • FORTERRE, Patrick,
  • GUTIERREZ, Claude,
  • LATIFI, Amel,
  • ONA-NGUEMA, George
  • et ROOSE-AMSALEG, Céline,
Microbiologie Biologie des procaryotes et de leurs virus. Paris : Dunod. Sciences Sup, p.53-80. DOI : 10.3917/dunod.paolo.2021.01.0053. URL : https://stm.cairn.info/microbiologie--9782100821686-page-53?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/dunod.paolo.2021.01.0053


La Terre s’est formée il y a 4,56 milliards d’années, par accrétion progressive d’astéroïdes formés eux-mêmes de particules de poussières et de glace. L’absence de roche datant des premiers 500 millions d’années rend pratiquement impossible la reconstitution de cette première période de notre histoire. Tout au plus, la découverte de zircon datant de 4,2 milliards d’années (MA) suggère l’existence d’eau, et sans doute déjà d’océans, relativement peu de temps après la formation de notre planète.
Un événement majeur de la fin de cette période correspond au « grand bombardement tardif », une pluie continue de météorites qui se serait produite entre 4,1 et 3,9 MA. C’est ce bombardement, sans doute lié à une migration des planètes géantes, qui a laissé sur la Lune les cicatrices que l’on peut encore voir avec une bonne paire de jumelles (grands cratères). Ce bombardement a été si intense que certains auteurs pensent impossible que la vie telle que nous la connaissons aujourd’hui ait pu échapper à ce cataclysme. Dans ce cas, cette vie n’aurait pas pu apparaître avant 3,9 MA. Certains chercheurs pensent même que la fin (plus douce) du grand bombardement a pu jouer un rôle important dans cette apparition en apportant du matériel organique, de l’eau et même la chaleur nécessaire pour que la Terre ne se transforme pas en boule de glace (l’intensité lumineuse du soleil étant à cette époque de 25 % inférieure à son intensité actuelle). D’autres auteurs pensent toutefois que la vie aurait pu survivre à ce bombardement dans les profondeurs de l’océan ou de la croûte terrestre…


Date de mise en ligne : 01/06/2022

https://doi.org/10.3917/dunod.paolo.2021.01.0053

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