Chapitre d’ouvrage

L’art du voyage interstellaire

Pages 433 à 441

Citer ce chapitre


  • Xuan Thuan, T.
(2021). L’art du voyage interstellaire. Mondes d'ailleurs (p. 433-441). Flammarion. https://stm.cairn.info/mondes-d-ailleurs--9782081506299-page-433?lang=fr.

  • Xuan Thuan, Trinh.
« L’art du voyage interstellaire ». Mondes d'ailleurs, Flammarion, 2021. p.433-441. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/mondes-d-ailleurs--9782081506299-page-433?lang=fr.

  • XUAN THUAN, Trinh,
2021. L’art du voyage interstellaire. In : Mondes d'ailleurs. Paris : Flammarion. Sciences, p.433-441. URL : https://stm.cairn.info/mondes-d-ailleurs--9782081506299-page-433?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Rappelons que l’étoile la plus proche de la Terre est Proxima du Centaure, à 4,3 années-lumière.
  • [2]
    La masse d’un objet qui se déplace à une vitesse v augmente, par rapport à sa masse quand il est immobile, d’un facteur \(1 /\left(1-(v / c)^{2}\right)^{1 / 2}\), où c est la vitesse de la lumière dans le vide.
  • [3]
    Si la relativité exclut le passage du « mur » de la lumière, elle n’interdit pas, contrairement à ce que l’on croit souvent, l’existence de particules ou de phénomènes voyageant plus vite que la lumière, du moment que celles-ci ne ralentissent jamais pour passer sous la vitesse de la lumière. Les particules hypothétiques qui voyagent plus vite que la lumière sont nommées « tachyons » (du grec tachus, qui signifie « rapide »). Les tachyons n’ont jamais été détectés dans notre Univers.

Dans un âge où le progrès technologique semble être sans limites, il est assez naturel de songer que, tôt ou tard, l’homme pourra un jour mettre au point des engins suffisamment performants pour franchir les distances interstellaires et accéder au domaine des étoiles. Naïvement, nous pourrions imaginer qu’il suffirait de construire des fusées plus puissantes que celles qui ont propulsé les astronautes vers la Lune, et que le tour serait joué ! Or la réalité n’est pas si simple !
Les voyages intersidéraux sont autrement plus complexes et plus onéreux que ceux à destination de la Lune ou d’autres corps du Système solaire. Et les fusées chimiques qui ont permis à l’homme d’échapper à la gravité terrestre pour aller fouler le sol de notre satellite naturel ne feront en effet pas l’affaire. Les calculs montrent en effet qu’elles seraient bien incapables de l’amener dans les étoiles.
Le problème majeur, c’est celui des vertigineuses distances à parcourir : les étoiles sont beaucoup plus éloignées que les objets qui composent le Système solaire. Même les astres les plus proches sont tellement lointains qu’il a fallu attendre le xixe siècle pour que les astronomes construisent des télescopes assez performants pour mesurer leur éloignement ! Pour apprécier le problème de l’immensité des distances, et donc du temps démesuré nécessaire pour les franchir, il nous faut examiner les sondes interplanétaires qui ont quitté notre système pour aller vers les étoiles. C’est assez simple, il y en a cinq en tout …


Date de mise en ligne : 01/06/2022

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