Les mondes des Lumières
- Par Trinh Xuan Thuan
Pages 85 à 91
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- XUAN THUAN, Trinh,
- Xuan Thuan, Trinh.
- Xuan Thuan, T.
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Le courant de pensée sur la pluralité des mondes continua à se développer et à trouver de plus en plus d’adeptes au cours du siècle des Lumières. Des scientifiques éminents se rallièrent à sa cause. Par exemple, le naturaliste français Georges Buffon (1707-1788) écrit dans sa monumentale Histoire naturelle (1749-1804), la première synthèse moderne des connaissances sur l’histoire naturelle, la géologie et l’anthropologie :
« Chaque soleil, possédant comme le nôtre et comme toute la matière, une puissance attractive […], par analogie, nous sommes conduits à penser à l’intérieur de chacune de leurs sphères [qu’il] existe un grand nombre d’objets opaques, de planètes ou de comètes tournant autour du centre. »
C’est à la fin du xviiie siècle que le mathématicien et astronome français Pierre-Simon de Laplace (1749-1827), un des plus grands scientifiques de la période napoléonienne, publie son ouvrage Exposition du système du monde (1796). Il y présente une explication de l’origine du Système solaire, fondée sur la théorie de la gravitation universelle de Newton. Cette explication, connue aujourd’hui sous le nom de « théorie de la nébuleuse solaire » (nebula est le mot latin pour « nuage »), postule qu’au début, toute la matière du Système solaire était contenue dans une masse de gaz incandescente, tournant lentement autour d’un axe de rotation passant par son centre.
Dans le scénario de Laplace, le nuage gazeux, en se refroidissant, s’effondre sous sa propre gravité…
Date de mise en ligne : 01/06/2022
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