La foire à la propulsion
- Par Trinh Xuan Thuan
Pages 454 à 462
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- XUAN THUAN, Trinh,
- Xuan Thuan, Trinh.
- Xuan Thuan, T.
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Pour développer des fusées encore plus rapides, le projet Orion fut mis en place en 1958, également par des scientifiques de Los Alamos. L’idée était de larguer des bombes atomiques à fusion à l’arrière du vaisseau spatial et d’exploiter les impulsions qui résulteraient de leur explosion pour pousser le vaisseau. Les bombes seraient lâchées toutes les poignées de secondes, à une distance de l’ordre de 50 mètres derrière le vaisseau. Les débris vaporisés par l’explosion des bombes frapperaient une énorme plaque de métal (appelée « plaque de poussée ») fixée à l’arrière de l’engin, à la fois bouclier protecteur et surface d’appui, donc. Malgré les explosions répétées, la plaque de poussée ne se vaporiserait pas, car elle ne serait soumise à la violence de chaque explosion que pendant quelques millisecondes.
Les calculs montrent qu’un vaisseau spatial de 1,6 kilomètre de longueur, accéléré par la détonation successive d’un million de bombes H, atteindrait Proxima du Centaure au bout d’un peu plus d’un siècle de voyage. Autrement dit, il irait environ 400 fois plus vite qu’une fusée chimique. Un vaisseau spatial de type Orion ne fut jamais construit, bien que cela ait été amplement à la portée de la technologie de l’époque. Le projet fut abandonné en 1965, victime des coupures de budget du Congrès américain et surtout du Traité d’interdiction des tests nucléaires en 1963, qui bannit les détonations nucléaires dans l’espace.
Un autre projet de fusée nucléaire, appelé « Projet Daedalus », fut développé entre 1973 et 1978 par la British Interplanetary Society (Société interplanétaire britannique)…
Date de mise en ligne : 09/09/2024
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