Chapitre 5. Neurolinguistique
- Par Perrine Brusini
- et Élodie Cauvet
Pages 129 à 161
Citer ce chapitre
- BRUSINI, Perrine
- et CAUVET, Élodie,
- KHAMASSI, Mehdi,
- Brusini, Perrine.
- et al.
- Brusini, P.
- et Cauvet, É.
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- et Cauvet, É.
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- et al.
- BRUSINI, Perrine
- et CAUVET, Élodie,
- KHAMASSI, Mehdi,
Notes
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[1]
Ou du moins était-il le plus médiatique dans ces créations.
-
[2]
On notera que l’indépendance des niveaux d’analyse est relative en ce que ces niveaux sont dépendants les uns des autres, à la manière d’assiettes empilées. Ainsi, on ne peut pas dégrader la perception des phonèmes sans dégrader toute la chaîne d’analyse linguistique (de la reconnaissance des mots à l’intégration de la grammaire), comme on ne peut pas dégrader la syntaxe d’une phrase sans en perturber son interprétation. On pourra par contre modifier le dernier niveau d’analyse, l’interprétation, sans perturber les niveaux d’analyse précédents : « Les idées vertes sans couleur dorment furieusement.»
-
[3]
La myélinisation est un processus biologique développemental reposant sur la production de myéline par des astrocytes dans le système nerveux central, gaine qui entoure les axones neuronaux et accélère la transmission neuronale.
La neurolinguistique est l’héritière moderne des interrogations développées depuis des siècles par les grands philosophes, de Platon à Wittgenstein : Qu’est-ce que le langage ? Pourquoi les humains semblent les seuls animaux à être capables de le développer ? Qu’est-ce que parler veut dire ?
Si le langage a de tout temps été un grand thème des interrogations philosophiques, c’est qu’il est au cœur de l’expérience humaine : indispensable dans nos interactions sociales, vecteur de culture et d’éducation, peu de nos actions ne font pas appel à cette faculté. La parole est banale, pourtant sa banalité contraste avec la complexité des mécanismes qui la sous-tendent et qui sont totalement inconscients au locuteur, faisant de lui un expert ignorant. Il faut donc développer des méthodes de recherche qui permettent de sonder le système de traitement de la parole chez les locuteurs, mais de manière naturelle, de sorte à exposer les systèmes automatiques de cette faculté. Ceci est le but fondamental de la neurolinguistique.
Bien sûr, aujourd’hui, il n’est plus question de l’opposition platonicienne entre monde sensible et monde intelligible. Au contraire, les thèses de la neurolinguistique reposent sur l’idée que le langage est une faculté entièrement incarnée, et que le siège de cette incarnation est un système biologique concret : le cerveau.
Ainsi, la neurolinguistique est née de la rencontre de trois domaines qui sont restés très longtemps totalement hermétiques les uns aux autres : la linguistique, la psychologie et la biologie (ou plus précisément les neurosciences)…
Date de mise en ligne : 19/12/2022
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