Introduction
- Par Lélia Bracco
Pages 9 à 10
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L’obésité est un problème qui reste sans véritable solution sur le plan mondial, avec des répercussions préoccupantes sur les coûts de santé.
En dépit de sa banalité, la problématique d’excès de poids est d’une grande complexité. Celle-ci commence dès la constitution de l’obésité, impliquant des facteurs sociaux très hétérogènes : surconsommation, malbouffe, sédentarité, rythmes accélérés de la vie urbaine, stress, exclusion sociale. À ces facteurs s’ajoutent les facteurs génétiques, neurohormonaux, psychologiques, mais aussi les comportements restrictifs, les troubles du comportement alimentaire et enfin les facteurs liés à l’histoire personnelle. La cause du surpoids est donc à la fois individuelle et plurifactorielle.
Les découvertes sur le lien entre le cerveau et la régulation de toute fonction biologique sont en plein essor, éclairant différemment le comportement alimentaire. Il n’y a pas de séparation entre le corps et le cerveau, qui communiquent et s’influencent en permanence. Ainsi, la moindre cellule graisseuse est reliée de façon bidirectionnelle par neurobiologie au système nerveux.
La place du plaisir dans la prise d’alimentation est le symbole de cette unité : le plaisir est anticipé par le cerveau, ressenti par les sens, en relation avec l’environnement affectif, mais aussi avec des déterminants cognitifs comme la mémoire. Le plaisir permet aussi une modulation hormonale des sensations d’appétit et de satiété, dépendant d’une sensibilité individuelle des zones cérébrales impliquées dans le système de la récompense et de l’autocontrôle…
Date de mise en ligne : 01/06/2022