10. Dynamiques des politiques d'aide aux familles en Europe occidentale
- Par Antoine Math
Pages 233 à 253
Citer ce chapitre
- MATH, Antoine,
- GUILLEMARD, Anne-Marie,
- Math, Antoine.
- Math, A.
- A. Guillemard
https://doi.org/10.3917/puf.guill.2008.01.0233
Citer ce chapitre
- Math, A.
- A. Guillemard
- Math, Antoine.
- MATH, Antoine,
- GUILLEMARD, Anne-Marie,
https://doi.org/10.3917/puf.guill.2008.01.0233
Notes
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[1]
Math (2003 a). Pour un prolongement spécifique sur la question du ciblage des prestations en fonction des ressources, voir Math (2003 b).
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[2]
Le revenu national net est préférable au pib dès lors que l'on souhaite comparer des revenus (Math, 2003 a).
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[3]
Seuls la démarche et les principaux résultats sont présentés. Pour les résultats détaillés, voir Math (2003 a).
-
[4]
Toutes les régressions ont également été reproduites en pondérant les observations pour chaque pays par la taille de ce pays appréhendé à partir de la population totale. Les résultats n'en sont pas fondamentalement modifiés.
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[5]
Les régressions multiples sont effectuées sur l'avantage enfant exprimé en valeur absolue (ppa). Les conclusions sont les mêmes avec des régressions effectuées sur l'avantage enfant exprimé de façon relative, en % du revenu national net par habitant (Math, 2003 a).
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[6]
Proportion de jeunes de moins de 19 ans au sein de la population totale ; proportion des familles monoparentales ; proportion des moins de 4 ans ; proportion des femmes qui, parmi celles qui travaillent, ont un emploi à plein temps (par opposition au temps partiel) ; taux de participation des femmes au marché du travail calculé pour la population âgée de 15 à 64 ans ; durée hebdomadaire de travail féminin ; revenu national net par habitant.
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[7]
On ne perd pas d'information par cette démarche puisque les régresseurs utilisés ne dépendent que du pays. On obtient le R² attendu (65,9 %) qui est bien égal à la part de la variance expliquée par les variables exogènes dans la variance expliquée par les variables muettes correspondant aux différents pays.
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[8]
Des régressions séparées pour chaque pays ont été effectuées pour expliquer l'avantage enfant par les variables résumant les effets liés aux barèmes. Les variables utilisées permettent bien d'expliquer les différences dans l'avantage enfant. Les R2 sont élevés de 62 % en Grèce à 97 % en France. Les résultats sont reproduits dans le tableau K en annexe de Math (2003 b).
Il existe de grandes disparités en Europe en matière de soutien des ménages ayant charge d'enfants. Les écarts au sein de l'Union européenne (ue) entre le niveau des dépenses de prestations sociales en direction des familles sont plus importants que les écarts constatés pour les autres catégories de prestations sociales. Les origines de ces disparités sont liées aux arrangements intrafamiliaux, aux places et rôles des femmes et des hommes, à la religion, à l'organisation du marché du travail, aux préoccupations démographiques, voire militaires (Wennemo, 1992). Les différences portent sur les objectifs explicites ou implicites et sur les instruments utilisés (prestations sociales, allègements fiscaux, exemptions de charges, services en nature). Elles se traduisent sur le niveau et la structure des aides qui varient fortement d'un pays à l'autre, en fonction des revenus et de la configuration familiale (Math, 2004).
Les travaux développés dans la foulée d'Esping-Andersen (1990) tendent à négliger ces politiques dites familiales qui restent le parent pauvre des analyses comparatives sur la dynamique des systèmes de protection sociale, en particulier par rapport aux retraites ou à la protection des personnes privées d'emploi. Plusieurs raisons peuvent expliquer ce relatif désintérêt : la politique familiale n'est pas institutionnalisée en tant que telle en dehors de quelques pays dont la France (Barbier, 1990 ; Commaille, Strobel, Villac, 2002) ; les organisations internationales et en particulier les institutions européennes s'en préoccupent peu (Strobel, 2000) ; si tous les pays européens aident les familles, ce soutien passe par bien d'autres canaux que les seules prestations familiales ; enfin, les évolutions sont plus difficiles à circonscrire et comparer que dans d'autres secteurs de la protection sociale car les changements …
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