Chapitre 2. Spatialiser un risque environnemental via les perceptions locales : Une démarche, trois terrains (Équateur, Tunisie, Laos)
Pages 77 à 112
Citer ce chapitre
- SAQALLI, Mehdi,
- MAESTRIPIERI, Nicolas,
- JOURDREN, Marine,
- SAENZ, Melio
- et MAIRE, Éric,
- GAILLE, Marie,
- Saqalli, Mehdi.,
- et al.
- Saqalli, M.,
- Maestripieri, N.,
- Jourdren, M.,
- Saenz, M.
- et Maire, É.
- M. Gaille
https://doi.org/10.3917/cnrs.gaill.2018.01.0077
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- Saqalli, M.,
- Maestripieri, N.,
- Jourdren, M.,
- Saenz, M.
- et Maire, É.
- M. Gaille
- Saqalli, Mehdi.,
- et al.
- SAQALLI, Mehdi,
- MAESTRIPIERI, Nicolas,
- JOURDREN, Marine,
- SAENZ, Melio
- et MAIRE, Éric,
- GAILLE, Marie,
https://doi.org/10.3917/cnrs.gaill.2018.01.0077
Notes
-
[1]
Davis et Wagner, 2003.
-
[2]
Traduction littérale de l’expression « confidence-building » employé en anglais, une expression plus révélatrice et pertinente que le terme « validation ».
-
[3]
De plus, tout diagnostic environnemental et social est aussi jugé à l’aune du politique, entraînant des effets non négligeables en pratique sur la validation du diagnostic.
-
[4]
Saqalli et al., 2010 et 2013.
-
[5]
Popper, 1962.
-
[6]
Akrich et al., 2010.
-
[7]
Étienne et al., 2011.
-
[8]
Ainsi, les ruptures de tuyaux entraînant des fuites de carburant dans les réseaux de collecte du pétrole des différents puits d’exploitation en Amazonie équatorienne seraient d’autant plus courantes que les embauches de journaliers, en général locaux, sont faibles et ce, pour deux raisons recensées : • l’une, avouable et plaidant en faveur des embauches, lie les économies en main d’œuvre à des précautions moindres pendant les phases de manutention des tuyaux à changer, augmentant les risques d’accident ; • l’autre, moins avouable par les acteurs individuels et publics concernés, est que certains habitants protesteraient contre la réduction des embauches journalières en sabotant plus souvent les oléoducs alentour…
-
[9]
On propose des causalités entre variables permettant de proposer une hypothèse expliquant les données obtenues.
-
[10]
On élabore des mesures pour obtenir des données permettant de tester/infirmer une hypothèse reliant les variables concernées.
-
[11]
Le problème soulevé précédemment est de savoir comment juger de cette exactitude. On s’en approche au fur et à mesure que les données sont cohérentes, que les enquêtes n’apportent rien de nouveau à l’instar du principe de saturation socio-anthropologique (Guest et al., 2006 ; Bowen, 2008 ; Francis et al., 2010 ; Mason, 2010).
-
[12]
Ainsi, sur la base de notre expérience, pour chaque point du globe, les données disponibles sur les aspects climatiques et géodésiques sont nombreuses et disponibles sans problème dès lors qu’on saisit suffisamment les enjeux pour se guider dans cette recherche. Les données pédologiques, géologiques et en termes de couverture du territoire sont nombreuses et disponibles via les connexions entre institutions scientifiques quand les données sociales et politiques, au-delà des informations globales concernant le pays concerné tout entier, deviennent difficiles à obtenir au fur et à mesure que le territoire concerné s’éloigne des centres urbanisés.
-
[13]
Voir Becerra, 2012, avec pour illustrations Bissardon et al., 2013 et Becerra et al., 2015.
-
[14]
Si ce n’est pas le cas, il est donc nécessaire de repartir « à la pêche » d’autres variables via les outils qualitatifs décrits précédemment.
-
[15]
Chambers, 1994 ; Deffontaines et Lardon, 1994.
-
[16]
Herzlich, 1984 ; Olivier de Sardan, 1994.
-
[17]
Remoundou et al., 2015.
-
[18]
Barnaud et al., 2013.
-
[19]
Mettrick, 1994.
-
[20]
Courade, 1989.
-
[21]
Davis, 2003.
-
[22]
Loader et Amartiya, 1999 ; Olivier de Sardan, 2003.
-
[23]
Chambers, 1994.
-
[24]
Jackson, 1993.
-
[25]
McCarthy et al., 2004.
-
[26]
Killworth & Russell, 1982 ; McNamara, 1992 ; Halfacree, 1993 ; Bailly, 2006.
-
[27]
Touré et al., 2009.
-
[28]
Campo, 2003 ; Crosetto et al., 2006
-
[29]
d’Aquino et al., 2004.
-
[30]
Caron, 2001 et 2011.
-
[31]
Bonin et al., 2001 et 2004 ; Caron, 2001.
-
[32]
Saqalli et al., 2009 ; 2013 ; 2015 ; Maestripieri et al., 2015.
-
[33]
Pour le Laos : PDR – WGS 1984 / UTM zone 48 Nord ; pour l’Équateur – WGS 1984 / UTM zone 17 Sud ; pour la Tunisie – Lambert Conformal Conic.
-
[34]
Le terme attribut désignant les variables qui décriront les différentes entités positionnées sur notre carte. On les renseigne en attribuant une donnée correspondante pour chaque entité concernée. Chaque entité spatiale identifiée sur chaque carte est ainsi décrite dans un tableau selon les critères apparus durant l’entretien.
-
[35]
Suárez Vega et al., 2012.
-
[36]
Voir pour différents pays Bonin et al., 2001 ; Saqalli, 1998 ; Saqalli et al., 2009, 2013 et 2015 ; Tounsi et al., 2008 ; Boussetta et al., 2015 ; Maestripieri et al., 2015.
-
[37]
ECRIS : rapid collective inquiry for the identification of conflicts and strategic groups, voir Biershenk et Olivier de Sardan, 1997.
-
[38]
Terme provenant du langage informatique et désignant un indicateur intermédiaire, indirect, par lequel on accède à une information.
-
[39]
Saqalli et al., 2009.
- [40]
-
[41]
Ribolzi et al., 2011.
-
[42]
Ghorbel et al., 2010.
-
[43]
Ghorbel et al., 2010 et 2014.
-
[44]
Bilsborrow et al., 2004 ; Pan et al., 2004.
-
[45]
Bouraoui et al., 2001 ; Bouraoui, 2003 ; Hammami & Sai, 2008 ; Elloumi, 2011.
-
[46]
Ghorbel et al., 2010 ; 2014.
-
[47]
Bonnet, 1999 ; Causse et al., 2015.
-
[48]
Organisation mondiale de la santé, 2011.
-
[49]
Metzger et Ercole, 2009.
-
[50]
Progressivement : de 2000 aux zones les plus proches de la ville de Luang Prabang à 2008 pour les zones les plus éloignées.
-
[51]
Comme l’indique la figure 6, toutes les zones n’étaient pas approvisionnées par ce système en 2012, date de l’étude. Les habitants de ces zones continuent à boire de l’eau locale, bouillie ou non.
-
[52]
Jourdren, 2013 ; Souliyaseng, 2013.
La scène à laquelle l’un des auteurs a assisté est sinon pittoresque,
du moins originale.
Dans la région de Maradi au Niger, dans une maison en pisé et
banco issue d’un projet de « construction sans bois » des années
1990, un chercheur en écologie explique à un enquêteur local expérimenté le questionnaire à « administrer » dans les villages alentour.
Il s’agit, sur base déclarative, de recenser d’une part les arbres présents à la génération précédente, et d’autre part ceux visibles actuellement, ce qui permettra in fine d’en déduire les espèces disparues
localement du fait du changement climatique (à l’exclusion de toute
autre cause). L’enquêteur demande s’il doit recenser uniquement
les espèces présentes par le passé et qui sont encore présentes, ou
plutôt toutes les espèces présentes. Le chercheur répète son explication. L’enquêteur repose sa question. Ce dialogue de sourd a duré
une heure et quart sans progrès. Le blocage résidait dans le fait que
l’enquêteur avait bien noté le présupposé inconscient du chercheur :
il n’y avait pas eu d’apparition de nouvelles espèces d’arbres sur ce
terrain, supposition qui était en effet parfaitement fausse. Le chercheur ne voyait rien.
Cette anecdote révèle le poids des choix et positionnements que
des chercheurs (ou d’autres observateurs tout autant « experts »)
peuvent, consciemment ou non, poser comme prémisses, présupposés
qui peuvent être révélés par des praticiens comme l’intervieweur
sus-cité. Ceux-ci sont décrits comme « connaissant le problème »,
« expérimentés »…
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