13. Aspects médico-légaux
- Par Jean-Louis Senon,
- Carol Jonas
- et Mélanie Voyer
Pages 125 à 142
Citer ce chapitre
- SENON, Jean-Louis,
- JONAS, Carol
- et VOYER, Mélanie,
- DALÉRY, Jean,
- D’AMATO, Thierry
- et SAOUD, Mohamed,
- Senon, Jean-Louis.,
- et al.
- Senon, J.-L.,
- Jonas, C.
- et Voyer, M.
- J. Daléry,
- T. D’Amato
- et M. Saoud
https://doi.org/10.3917/lav.daler.2012.01.0125
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- Senon, J.-L.,
- Jonas, C.
- et Voyer, M.
- J. Daléry,
- T. D’Amato
- et M. Saoud
- Senon, Jean-Louis.,
- et al.
- SENON, Jean-Louis,
- JONAS, Carol
- et VOYER, Mélanie,
- DALÉRY, Jean,
- D’AMATO, Thierry
- et SAOUD, Mohamed,
https://doi.org/10.3917/lav.daler.2012.01.0125
Notes
-
[1]
Loi du 5 juillet 2011 « relative au droit et à la protection des personnes faisant l’objet de soins psychiatriques et aux modalités de leur prise en charge » : modalités d’application sur le site du ministère de la Santé : http://www.sante.gouv.fr/reforme-de-la-loi-relative-aux-soins-psychiatriques,9050.html. Consulté le 19 juillet 2011.
Les individus souffrant de schizophrénie sont fréquemment l’objet de stigmatisation en raison de l’association quasi systématique, dans l’opinion publique, entre schizophrénie et dangerosité et schizophrénie et violence. Les quelques faits-divers survenus ces dernières années ont été surmédiatisés, augmentant ainsi la peur des citoyens face aux personnes souffrant de troubles mentaux. La lutte contre la stigmatisation des malades mentaux est une volonté ancienne des pouvoirs publics, rappelée par l’OMS dans une conférence en 2001.
Afin de connaître la réalité de la violence commise par des individus souffrant de troubles mentaux, des chercheurs se sont penchés sur la question. Les études réalisées ont mis en évidence une augmentation du risque de violence en cas de trouble schizophrénique par rapport à la population générale, mais cette augmentation du risque est surtout liée à des facteurs comorbides comme la prise d’alcool et de toxiques. L’augmentation de la violence chez les sujets souffrant de schizophrénie serait multifactorielle et la prévention reposera donc avant tout sur des soins adaptés, prenant en compte ces facteurs de risque.
La première étude vraiment importante sur le lien entre la violence et les troubles mentaux a été réalisée par l’équipe de Swanson en 1990 [35]. Cette étude mettait en évidence une prévalence d’actes de violence envers autrui dans l’année passée de 8,4 % en cas de trouble schizophrénique, en absence d’abus d’alcool ou autres substances psycho-actives contre 2 % dans la population générale…
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