Fiche 67. La réaction inflammatoire
- Par Marie-Hélène Canu,
- Vincent Bérézowski,
- Patrick Duriez,
- Cécile Langlet,
- Pascal Mariot
- et Olivier Pétrault
Pages 186 à 187
Citer ce chapitre
- CANU, Marie-Hélène,
- BÉRÉZOWSKI, Vincent,
- DURIEZ, Patrick,
- LANGLET, Cécile,
- MARIOT, Pascal
- et PÉTRAULT, Olivier,
- Canu, Marie-Hélène.,
- et al.
- Canu, M.-H.,
- Bérézowski, V.,
- Duriez, P.,
- Langlet, C.,
- Mariot, P.
- et Pétrault, O.
- M. Canu,
- V. Bérézowski,
- P. Duriez,
- C. Langlet,
- P. Mariot
- et O. Pétrault
https://doi.org/10.3917/dunod.canu.2021.02.0186
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- Canu, M.-H.,
- Bérézowski, V.,
- Duriez, P.,
- Langlet, C.,
- Mariot, P.
- et Pétrault, O.
- M. Canu,
- V. Bérézowski,
- P. Duriez,
- C. Langlet,
- P. Mariot
- et O. Pétrault
- Canu, Marie-Hélène.,
- et al.
- CANU, Marie-Hélène,
- BÉRÉZOWSKI, Vincent,
- DURIEZ, Patrick,
- LANGLET, Cécile,
- MARIOT, Pascal
- et PÉTRAULT, Olivier,
https://doi.org/10.3917/dunod.canu.2021.02.0186
La réaction inflammatoire (ou inflammation) est la réponse à une agression dont les causes peuvent être multiples. Elle peut être due à une infection, à un agent physique (traumatisme, chaleur…) ou chimique (venins, toxines…), à un corps étranger exogène ou endogène, à un défaut de vascularisation ou à une anomalie de la réponse immunitaire (allergies…). Ce processus peut induire soit un phénomène local, dans les tissus conjonctifs vascularisés, soit un phénomène général, caractérisé par un syndrome inflammatoire avec fièvre et altération de l’état général. Composante de l’immunité innée, elle mène généralement à la réparation des tissus endommagés et à la guérison. La réaction inflammatoire comporte plusieurs étapes faisant intervenir différentes cellules, des éléments de la matrice extra-cellulaire et des médiateurs chimiques.
La phase aiguë de l’inflammation se caractérise par quatre signes cliniques qui sont définis par le « quadrilatère de Celse » (défini au Ier siècle après J.-C. par un médecin romain nommé Celsus) : tumor (œdème), rubor (rougeur), calor (chaleur) et dolor (douleur). Le point de départ de la réaction inflammatoire est une lésion des tissus qui évolue ensuite vers une libération de médiateurs chimiques (histamine, kinines, prostaglandines, protéines du complément…). D’une part, cette libération permet la vasodilatation des artérioles et améliore le débit sanguin local, responsable de la rougeur et de la chaleur observées au niveau de la lésion. D’autre part, l’augmentation de la perméabilité des capillaires (les pores endothéliaux s’agrandissent) induit une fuite de liquides riches en protéines et en nutriments et une hausse du taux de dioxygène…
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