Fiche 79. Électrophysiologie cardiaque
- Par Marie-Hélène Canu,
- Vincent Bérézowski,
- Patrick Duriez,
- Cécile Langlet,
- Pascal Mariot
- et Olivier Pétrault
Pages 218 à 219
Citer ce chapitre
- CANU, Marie-Hélène,
- BÉRÉZOWSKI, Vincent,
- DURIEZ, Patrick,
- LANGLET, Cécile,
- MARIOT, Pascal
- et PÉTRAULT, Olivier,
- Canu, Marie-Hélène.,
- et al.
- Canu, M.-H.,
- Bérézowski, V.,
- Duriez, P.,
- Langlet, C.,
- Mariot, P.
- et Pétrault, O.
- M. Canu,
- V. Bérézowski,
- P. Duriez,
- C. Langlet,
- P. Mariot
- et O. Pétrault
https://doi.org/10.3917/dunod.canu.2021.02.0218
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- Canu, M.-H.,
- Bérézowski, V.,
- Duriez, P.,
- Langlet, C.,
- Mariot, P.
- et Pétrault, O.
- M. Canu,
- V. Bérézowski,
- P. Duriez,
- C. Langlet,
- P. Mariot
- et O. Pétrault
- Canu, Marie-Hélène.,
- et al.
- CANU, Marie-Hélène,
- BÉRÉZOWSKI, Vincent,
- DURIEZ, Patrick,
- LANGLET, Cécile,
- MARIOT, Pascal
- et PÉTRAULT, Olivier,
https://doi.org/10.3917/dunod.canu.2021.02.0218
Les cellules nodales (nœuds sinusal et auriculoventriculaire) sont capables de se dépolariser spontanément (pacemaker), et d’émettre des potentiels d’action (PA) de façon rythmique (figure 1A). Ce phénomène est dû à la présence d’un flux entrant d’ions chargés positivement, à travers des canaux sodiques et calciques spécifiques. Au potentiel diastolique maximal (– 60 mV), l’entrée de charges positives dépolarise lentement la membrane des cellules nodales et amène progressivement le potentiel de membrane (PM) de – 60 à – 40 mV, pour y déclencher un PA. Cette dépolarisation membranaire spontanée est initiée par un courant dénommé « funny current ». Dès que le courant a pu transporter suffisamment de charges positives pour amener le PM à – 55 mV, des canaux calciques de type T (T = transitoire : durée d’ouverture brève) s’ouvrent et l’entrée de Ca2+ dans la cellule poursuit la dépolarisation membranaire. À – 40 mV, ce sont les canaux calciques de type L (long lasting = durée d’ouverture longue) qui s’ouvrent en provoquant une entrée importante de Ca2+ dans la cellule qui génère la phase de dépolarisation des PA (+ 20 mV). À – 10 mV, les canaux potassiques s’activent, générant les courants potassiques sortants (Ikr, Iks et Ik1), qui s’opposent au courant de Ca2+, puis se maintiennent alors que les canaux calciques s’inactivent. Le PM retourne au potentiel diastolique maximal (– 60 mV).
Comme les cellules musculaires striées, les cellules musculaires cardiaques se contractent en réponse à l’arrivée d’un PA…
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