Fiche 143. Activité physique et reproduction
- Par Marie-Hélène Canu,
- Vincent Bérézowski,
- Patrick Duriez,
- Cécile Langlet,
- Pascal Mariot
- et Olivier Pétrault
Pages 378 à 379
Citer ce chapitre
- CANU, Marie-Hélène,
- BÉRÉZOWSKI, Vincent,
- DURIEZ, Patrick,
- LANGLET, Cécile,
- MARIOT, Pascal
- et PÉTRAULT, Olivier,
- Canu, Marie-Hélène.,
- et al.
- Canu, M.-H.,
- Bérézowski, V.,
- Duriez, P.,
- Langlet, C.,
- Mariot, P.
- et Pétrault, O.
- M. Canu,
- V. Bérézowski,
- P. Duriez,
- C. Langlet,
- P. Mariot
- et O. Pétrault
https://doi.org/10.3917/dunod.canu.2021.02.0378
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- Canu, M.-H.,
- Bérézowski, V.,
- Duriez, P.,
- Langlet, C.,
- Mariot, P.
- et Pétrault, O.
- M. Canu,
- V. Bérézowski,
- P. Duriez,
- C. Langlet,
- P. Mariot
- et O. Pétrault
- Canu, Marie-Hélène.,
- et al.
- CANU, Marie-Hélène,
- BÉRÉZOWSKI, Vincent,
- DURIEZ, Patrick,
- LANGLET, Cécile,
- MARIOT, Pascal
- et PÉTRAULT, Olivier,
https://doi.org/10.3917/dunod.canu.2021.02.0378
Aujourd’hui, les effets salutaires de la pratique physique sont unanimement reconnus et le sport est devenu un enjeu de santé publique. Toutefois, depuis longtemps ont été observés des troubles de la reproduction associés à un entrainement physique intensif. À titre d’exemple, environ un quart des marathoniennes présentent des aménorrhées.
L’entrainement physique donne lieu à des anomalies de la fonction ovarienne, allant d’une insuffisance lutéale (baisse de production de progestérone) à une absence d’ovulation, ou même à une aménorrhée, anomalies qui se traduisent par une baisse de la fécondité.
Des études récentes démontrent que ces différents troubles résultent principalement du déséquilibre énergétique (c’est-à-dire du rapport entre les entrées alimentaires et les dépenses). Si les dépenses augmentent sans apport supplémentaire, la balance est déficitaire. Cela entraîne une modification de la pulsatilité de la GnRH par l’hypothalamus, et par voie de conséquence de la pulsatilité de la LH. Le fonctionnement de l’ovaire s’en trouve altéré.
La leptine est le lien entre le déficit énergétique et la GnRH. Cette hormone est produite par le tissu adipeux ; sa concentration dans le sang est proportionnelle à la quantité de lipides et à la sécrétion d’insuline ; elle suit en outre un rythme nycthéméral. Elle agit au niveau de l’hypothalamus pour inhiber le comportement alimentaire et stimuler le métabolisme. Lors d’un entrainement intense qui rend la balance énergétique négative, la concentration de leptine circulante diminue, et son rythme nycthéméral est aboli…
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