Fiche 146. L’accouchement
- Par Marie-Hélène Canu,
- Vincent Bérézowski,
- Patrick Duriez,
- Cécile Langlet,
- Pascal Mariot
- et Olivier Pétrault
Pages 390 à 391
Citer ce chapitre
- CANU, Marie-Hélène,
- BÉRÉZOWSKI, Vincent,
- DURIEZ, Patrick,
- LANGLET, Cécile,
- MARIOT, Pascal
- et PÉTRAULT, Olivier,
- Canu, Marie-Hélène.,
- et al.
- Canu, M.-H.,
- Bérézowski, V.,
- Duriez, P.,
- Langlet, C.,
- Mariot, P.
- et Pétrault, O.
- M. Canu,
- V. Bérézowski,
- P. Duriez,
- C. Langlet,
- P. Mariot
- et O. Pétrault
https://doi.org/10.3917/dunod.canu.2021.02.0390
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- Canu, M.-H.,
- Bérézowski, V.,
- Duriez, P.,
- Langlet, C.,
- Mariot, P.
- et Pétrault, O.
- M. Canu,
- V. Bérézowski,
- P. Duriez,
- C. Langlet,
- P. Mariot
- et O. Pétrault
- Canu, Marie-Hélène.,
- et al.
- CANU, Marie-Hélène,
- BÉRÉZOWSKI, Vincent,
- DURIEZ, Patrick,
- LANGLET, Cécile,
- MARIOT, Pascal
- et PÉTRAULT, Olivier,
https://doi.org/10.3917/dunod.canu.2021.02.0390
Survenant habituellement deux semaines autour de la date du terme, l’accouchement constitue un événement court résultant d’un travail qui rassemble plusieurs phénomènes mécaniques concourant à l’expulsion du fœtus, afin de lui donner naissance.
Faire passer le fœtus à l’extérieur de la mère nécessite à la fois des contractions puissantes de l’utérus, et une dilatation importante du col. Mais un faux travail va précéder le vrai, sous l’action des hormones œstrogènes maternelles dont les concentrations plasmatiques atteignent leurs plus hautes valeurs dans les semaines précédentes. Celles-ci, d’une part, abolissent l’effet de la progestérone qui jusqu’alors inhibait la contraction utérine, et d’autre part sensibilisent le myomètre à l’hormone ocytocine, en y stimulant l’expression de son récepteur. Il en résulte un faux travail, puisque les contractions utérines sont irrégulières et de faible intensité.
Mais le fœtus ayant pris beaucoup de poids au cours des dernières semaines, il tend à descendre et à s’appuyer contre l’utérus, ce qui en stimule les barorécepteurs. Ceux-ci envoient alors des messages nerveux vers l’hypothalamus de la mère. Ce dernier stimule à son tour la libération d’ocytocine stockée dans la neurohypophyse. L’ocytocine induit à ce moment des contractions du myomètre et en augmente l’intensité et la fréquence grâce à l’action de prostaglandines dont elle a stimulé la libération placentaire. Ce mécanisme hypothalamique s’amplifie par rétroactivation sous l’action du « stress émotionnel » déclenché chez la mère (figure 1A)…
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