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Chapitre 17. Champ électromagnétique quantifié

Pages 707 à 769

Citer ce chapitre


  • Le Bellac, M.
(2013). Chapitre 17. Champ électromagnétique quantifié. Dans
  • M. Le Bellac
Physique quantique : Applications et exercices corrigés (Tome 2) (p. 707-769). EDP Sciences. https://doi.org/10.3917/edp.lebe.2013.01.0707.

  • Le Bellac, Michel.
« Chapitre 17. Champ électromagnétique quantifié ». Physique quantique Applications et exercices corrigés (Tome 2) EDP Sciences, 2013. p.707-769. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/physique-quantique--9782759808045-page-707?lang=fr.

  • LE BELLAC, Michel,
2013. Chapitre 17. Champ électromagnétique quantifié. In : Physique quantique Applications et exercices corrigés (Tome 2) Les Ulis : EDP Sciences. Savoirs Actuels, p.707-769. DOI : 10.3917/edp.lebe.2013.01.0707. URL : https://stm.cairn.info/physique-quantique--9782759808045-page-707?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/edp.lebe.2013.01.0707


Notes

  • [1]
    Combinant les équations (17.7) et (17.8), on obtient aussi, avec ω ± ck
    Description de l'image par IA : début fraction d en normal au carré e sur d en normal t au carré fin fraction oméga au carré e égale 0 début fraction d en normal au carré b sur d en normal t au carré fin fraction oméga au carré b égale 0
    La dépendance temporelle est donce(t) = e0 exp(±iωt) b(t) = b0 exp(±iωt)
  • [2]
    Afin d’alléger les notations, nous abandonnons l’indice cl jusqu’à (17.25), aucune confusion n’étant possible.
  • [3]
    Nous utilisons la notation Description de l'image par IA : mû pour le potentiel électrique (ou potentiel scalaire), afin de ne pas créer de confusion avec l’énergie potentielle V : une particule de charge q dans le potentiel Description de l'image par IA : suscrire oméga avec barre horizontalle a une énergie potentielle Description de l'image par IA : V majuscule égale q V majuscule.
  • [4]
    cf. Weinberg [1995], chapitre 8.
  • [5]
    Étant donné que ce hamiltonien est indépendant du temps, on peut le calculer à t = 0.
  • [6]
    Ce remplacement est ambigu dans l’expression (17.38) du hamiltonien, car classique-ment AA = AA, et on doit passer par (17.41) pour procéder correctement. En revanche, il n’y a pas de problème pour les champs qui sont linéaires en A et A.
  • [7]
    L’application des principes de la mécanique analytique auchamp électromagnétique montre que le moment conjugué de Ai est −ε0Ei ; voir par exemple Weinberg [1995].
  • [8]
    Voir l’exercice 17.5.3. On trouvera un traitement détaillé par exemple dans Le Bellac [1988], chapitre 9 ou Itzykson et Zuber [1980], chapitre 4.
  • [9]
    D’un point de vue technique, les contre-termes qui éliminent les infinis sont contraints par l’invariance de Lorentz, si le choix de jauge respecte cette invariance formelle.
  • [10]
    Cette invariance de Lorentz formelle est manifeste en notation quadri-dimensionnelle (voir (19.13)) : µAµ = 0, Description de l'image par IA : A majuscule exposant mû position de base égale parenthèse gauche suscrire V majuscule avec barre horizontalle virgule suscrire A majuscule avec flèche droite parenthèse droite.
  • [11]
    Une faible partie de ce déplacement (−27 MHz˴ 3 %) est due, non aux fluctuations du champ électromagnétique, mais à celles du champ électron-positron. La création de paires (virtuelles) électron-positron a un effet d’écran sur le champ coulombien et agit comme une constante diélectrique du vide. L’effet est beaucoup plus important pour les atomes muoniques : cf. l’exercice 15.4.3 et la note 37 du chapitre 1.
  • [12]
    Cette approximation est valable dans le cas des rayon X, dont l’énergie va de 1 à 100 keV.
  • [13]
    Cet argument utilise la distribution de Planck, qui contient implicitement le concept de photon : en effet, la probabilité d’occupation d’un mode du champ électromagnétique est donnée par la théorie quantique de l’oscillateur harmonique. Il n’est donc pas surprenant que l’on puisse en déduire l’émission spontanée.
  • [14]
    On doit prendre le champ électromagnétique (17.33) à t = 0, c’est-à-dire dans le point de vue de Schrödinger Description de l'image par IA : suscrire A majuscule sans empattement avec flèche droite indice S majuscule position de base égale suscrire A majuscule sans empattement avec flèche droite indice H majuscule position de base parenthèse gauche t égale 0 parenthèse droite égale suscrire A majuscule sans empattement avec flèche droite car nous utilisons le point de vue de Schrödinger dans les calculs perturbatifs et les opérateurs Description de l'image par IA : suscrire A majuscule avec macron et Description de l'image par IA : suscrire P majuscule avec flèche droite doivent être pris dans ce point de vue. Dans les § 17.3.1 à 17.3.3, la dépendance par rapport au temps du champ classique est fiée par une source externe, celle qui produit l’onde électromagnétique incidente, alors que le champ quantifié est indépendant de toute source extérieure.
  • [15]
    En toute rigueur, on doit préciser que l’on se place dans le référentiel où l’atome initial est au repos. La conservation de l’énergie implique dans ce référentiel
    Description de l'image par IA : e parenthèse gauche t parenthèse droite égale e indice 0 position de base exponentielle parenthèse gauche plus ou moins i en normal oméga t parenthèse droite b parenthèse gauche t parenthèse droite égale b indice 0 position de base exponentielle parenthèse gauche plus ou moins i en normal oméga t parenthèse droite
    Le deuxième terme est l’énergie de recul, qui a été discutée au § 15.3.3. En général, cette énergie de recul est négligeable : tout se passe comme si l’atome était infiniment lourd, Mat → ∞.
  • [16]
    Afin de simplifier les formules, nous ne tenons pas compte du spin, dont on montre facilement qu’il ne joue aucun rôle.
  • [17]
    Dans le cas général d’un état initial i de moment angulaire (ji, mi) et d’un état final f de moment angulaire (jf, mf), on utilisera le théorème de Wigner-Eckart pour exprimer l’élément de matrice des composantes sphériques Dq de Description de l'image par IA : suscrire D majuscule avec macron sous la forme (17.117).
  • [18]
    Le produit scalaire de deux vecteurs Description de l'image par IA : suscrire a avec flèche droite et Description de l'image par IA : suscrire b avec macron est donné en fonction de leurs coodonnées sphériques par
    Description de l'image par IA : suscrire a avec flèche droite opérateur point suscrire b avec flèche droite égale sommation début souscript q égale plus ou moins 1 virgule 0 fin scripts a indice q exposant opérateur astérisque position de base b indice q position de base égale sommation début souscript q égale plus ou moins 1 virgule 0 fin scripts parenthèse gauche négatif 1 parenthèse droite exposant q position de base a indice négatif q position de base b indice q
  • [19]
    Les facteurs supposés “voisins de l’unité” de ce type d’estimation ne le sont pas toul’estimation ci-dessus diffère de la valeur exacte (17.135) par un facteur (8∕3)(4∕9)4 ˴1∕10!
  • [20]
    En effet, l’expérience n’utilise pas directement des fentes d’Young, mais un interfé-romètre de Talbot-Lau.
  • [21]
    La légère différence par rapport à (17.48) est absorbée dans une redéfinition de la phase des états atomiques.
  • [22]
    Cette terminologie a l’origine suivante : un état d’énergie E évolue comme exp(−iEt∕ħ) = exp(−iωt). En fait, ce signe moins est une convention, mais il est choisi une fois pour toutes.
  • [23]
    Nous utilisons a et b plutôt que i et f, car cette notation sera réservée aux états du champ. La notation (a, b)sera reconduite dans la section suivante.
  • [24]
    Cette expérience était à l’origine destinée à mesurer le diamètre angulaire des étoiles.
  • [25]
    En anglais : photon bunching et photon antibunching.
  • [26]
    Cet exercice est adapté d’une présentation de B.Duplantier, Séminaire H. Poincaré, mars 2002.
  • [27]
    Voir par exemple Jackson [2001], section 8.1.
  • [28]
    Une référence récente est Mohiden et Roy [1998].La précision des mesures de l’effet Casimir est actuellement de l’ordre de 1 %,et les mesures confirment la validité de la formule théorique.
  • [29]
    Voir par exemple Omnès [1994], chapitre 11.

Ce chapitre traite de la quantification du champ électromagnétique, qui permet de justifier le concept de photon, et de quelques applications importantes. La section 17.1 donne les bases de cette quantification, en commençant par un cas simple, celui d’un mode unique. La section 17.2 étudie les états du champ électromagnétique : état du vide, états cohérents, états de Fock (c’est-à-dire à nombre de photons fixé), états comprimés. Ces notions sont appliquées à la physique des lames séparatrices. Le § 17.2.3 introduit le hamiltonien approché de l’interaction d’un atome à deux niveaux avec un champ quantifié, dans la version de Jaynes-Cummings. La section 17.3 décrit l’interaction atome-champ, d’abord dans le cadre du champ classique, puis dans celui du champ quantifié. Enfin, la section 17.4 décrit quelques résultats de base simples sur la détection et les corrélations de photons, en terminant par l’effet Hanbury-Brown et Twiss.
Nous avons déjà rencontré à plusieurs reprises le concept de photon. Le photon est associé aux propriétés quantiques du champ électromagnétique, et pour donner un statut théorique à ce concept, il faut quantifier le champ électromagnétique. Ceci se fera très simplement si l’on reconnaît l’analogie entre un mode du champ et un oscillateur harmonique.
Avant de passer à la quantification du champ électromagnétique, rappelons les équations de Maxwell (1.8)–(1.9) pour le champ électrique et le champ magnétique Les deux équations (17.1) sont des équations d…


Date de mise en ligne : 19/12/2022

https://doi.org/10.3917/edp.lebe.2013.01.0707