Nous utilisons la notation pour le potentiel électrique (ou potentiel scalaire), afin de ne pas créer de confusion avec l’énergie potentielle V : une particule de charge q dans le potentiel a une énergie potentielle .
Ce remplacement est ambigu dans l’expression (17.38) du hamiltonien, car classique-ment AA∗ = A∗A, et on doit passer par (17.41) pour procéder correctement. En revanche, il n’y a pas de problème pour les champs qui sont linéaires en A et A∗.
L’application des principes de la mécanique analytique auchamp électromagnétique montre que le moment conjugué de Ai est −ε0Ei ; voir par exemple Weinberg [1995].
D’un point de vue technique, les contre-termes qui éliminent les infinis sont contraints par l’invariance de Lorentz, si le choix de jauge respecte cette invariance formelle.
Une faible partie de ce déplacement (−27 MHz˴ 3 %) est due, non aux fluctuations du champ électromagnétique, mais à celles du champ électron-positron. La création de paires (virtuelles) électron-positron a un effet d’écran sur le champ coulombien et agit comme une constante diélectrique du vide. L’effet est beaucoup plus important pour les atomes muoniques : cf. l’exercice 15.4.3 et la note 37 du chapitre 1.
Cet argument utilise la distribution de Planck, qui contient implicitement le concept de photon : en effet, la probabilité d’occupation d’un mode du champ électromagnétique est donnée par la théorie quantique de l’oscillateur harmonique. Il n’est donc pas surprenant que l’on puisse en déduire l’émission spontanée.
On doit prendre le champ électromagnétique (17.33) à t = 0, c’est-à-dire dans le point de vue de Schrödinger car nous utilisons le point de vue de Schrödinger dans les calculs perturbatifs et les opérateurs et doivent être pris dans ce point de vue. Dans les § 17.3.1 à 17.3.3, la dépendance par rapport au temps du champ classique est fiée par une source externe, celle qui produit l’onde électromagnétique incidente, alors que le champ quantifié est indépendant de toute source extérieure.
En toute rigueur, on doit préciser que l’on se place dans le référentiel où l’atome initial est au repos. La conservation de l’énergie implique dans ce référentiel
Le deuxième terme est l’énergie de recul, qui a été discutée au § 15.3.3. En général, cette énergie de recul est négligeable : tout se passe comme si l’atome était infiniment lourd,
Mat → ∞.
Dans le cas général d’un état initial i de moment angulaire (ji, mi) et d’un état final f de moment angulaire (jf, mf), on utilisera le théorème de Wigner-Eckart pour exprimer l’élément de matrice des composantes sphériques Dq de sous la forme (17.117).
Les facteurs supposés “voisins de l’unité” de ce type d’estimation ne le sont pas toul’estimation ci-dessus diffère de la valeur exacte (17.135) par un facteur (8∕3)(4∕9)4 ˴1∕10!
Cette terminologie a l’origine suivante : un état d’énergie E évolue comme exp(−iEt∕ħ) = exp(−iωt). En fait, ce signe moins est une convention, mais il est choisi une fois pour toutes.
Nous utilisons a et b plutôt que i et f, car cette notation sera réservée aux états du champ. La notation (a, b)sera reconduite dans la section suivante.
Une référence récente est Mohiden et Roy [1998].La précision des mesures de l’effet Casimir est actuellement de l’ordre de 1 %,et les mesures confirment la validité de la formule théorique.
Ce chapitre traite de la quantification du champ électromagnétique, qui permet de justifier le concept de photon, et de quelques applications importantes. La section 17.1 donne les bases de cette quantification, en commençant par un cas simple, celui d’un mode unique. La section 17.2 étudie les états du champ électromagnétique : état du vide, états cohérents, états de Fock (c’est-à-dire à nombre de photons fixé), états comprimés. Ces notions sont appliquées à la physique des lames séparatrices. Le § 17.2.3 introduit le hamiltonien approché de l’interaction d’un atome à deux niveaux avec un champ quantifié, dans la version de Jaynes-Cummings. La section 17.3 décrit l’interaction atome-champ, d’abord dans le cadre du champ classique, puis dans celui du champ quantifié. Enfin, la section 17.4 décrit quelques résultats de base simples sur la détection et les corrélations de photons, en terminant par l’effet Hanbury-Brown et Twiss. Nous avons déjà rencontré à plusieurs reprises le concept de photon. Le photon est associé aux propriétés quantiques du champ électromagnétique, et pour donner un statut théorique à ce concept, il faut quantifier le champ électromagnétique. Ceci se fera très simplement si l’on reconnaît l’analogie entre un mode du champ et un oscillateur harmonique. Avant de passer à la quantification du champ électromagnétique, rappelons les équations de Maxwell (1.8)–(1.9) pour le champ électrique et le champ magnétique Les deux équations (17.1) sont des équations d…