Introduction
Pages 5 à 19
Citer ce chapitre
- LECONTE-CHEVILLARD, Gauvain,
- Leconte-Chevillard, Gauvain.
- Leconte-Chevillard, G.
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- Leconte-Chevillard, Gauvain.
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Notes
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[1]
Afin d’éviter toute polémique stérile sur l’écriture inclusive, cet ouvrage s’inspire de certaines normes de publication en utilisant le féminin comme genre premier pour les exemples ou les expériences de pensée. C’est ainsi qu’on lira « les chercheuses » ou « les physiciennes » plutôt que « les chercheurs » ou « les physiciens ».
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[2]
Voir chapitre 3 et Scerri & Worrall (2001, p. 419).
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[3]
Sur cet épisode, considéré comme le « défi historique ultime » pour les réalistes scientifiques, voir Vickers (2020).
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[4]
Sur l’importance des fictions dans les explications, voir notamment les travaux d’Alissa Bokulich, notamment 2008 et 2012.
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[5]
Le terme « processus », plus large que celui de « raisonnement », a le mérite d’inclure les prédictions qui ne sont pas réalisées par des humains, comme les simulations numériques, et les étapes qui ne sont pas qu’intellectuelles, comme la construction d’un dispositif expérimental.
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[6]
Les raisons pour lesquelles on a choisi d’utiliser ici les termes de variables et de corrélations de variables seront manifestes par la suite. Mais on peut remarquer dès à présent que ces termes permettent d’inclure de nombreuses sortes d’énoncé prédictif. Il existe en effet des variables quantitatives (« La prochaine éclipse totale de Lune aura une magnitude de 0,122 »), des variables qualitatives (« Cette infection provoquera l’apparition de caillots rénaux ») et même probabilistes (« La canicule augmentera le risque de feux de forêts ») puisque les valeurs d’une variable peuvent aussi être des probabilités.
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[7]
Quand la zététique (l’étude scientifique des phénomènes dits paranormaux) force les voyants et astrologues à faire des prédictions sans ambiguïté, alors ces prédictions échouent spectaculairement. Voir Antczak (2002).
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[8]
C’est-à-dire à tout le monde, puisque personne n’est spécialiste de tout.
On a fait des prédictions bien avant de savoir comment en faire. En effet, les prédictions ont été magiques avant d’être scientifiques : aruspices, devins et médiums ont précédé physiciennes, physiologistes et météorologues – et les premières prédictions astronomiques datent d’une époque où cette discipline n’était pas distincte de l’astrologie. Aussi, quand les sciences ont commencé à proposer des prédictions, cette activité était déjà tenue en haute estime, et la concurrence était rude. Il ne s’agit pas ici de jeter l’opprobre sur les voyantes, les cartomanciennes et autres pratiques pseudo-scientifiques : ces professions sont certes fondées sur la crédulité et la tromperie mais sont parfois de meilleur conseil (et moins socialement nuisibles) que les cabinets de conseils, les coaches en séduction ou les chaînes d’information en continu. Cela étant, il n’est pas hors de propos, à l’orée d’un ouvrage dont le but est de déterminer en quoi les prédictions scientifiques représentent un des principaux succès des sciences modernes, de chercher à les distinguer de la concurrence.
Cela est moins facile qu’il n’y paraît. On pourrait croire qu’il suffit de regarder les énoncés que produisent, par exemple, une astrologue et une astronome pour que la différence saute aux yeux : les premiers seraient faux et les seconds seraient vrais. Mais ce serait oublier que l’échec est une part essentielle du quotidien et de la méthode des scientifiques. Si certaines prédictions, comme celles de la mécanique céleste ou de la physique quantique ont effectivement été confirmées avec un exceptionnel degré de précision, d’autre…
Date de mise en ligne : 25/11/2024
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