Introduction de la partie II
Pages 81 à 83
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- LECONTE-CHEVILLARD, Gauvain,
- Leconte-Chevillard, Gauvain.
- Leconte-Chevillard, G.
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- Leconte-Chevillard, Gauvain.
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Enseigner, on ne le remarque que trop rarement, c’est avoir à sa disposition un échantillon plus ou moins représentatif de l’espèce humaine. Si vous avez la chance d’avoir des étudiantes ou des élèves, vous pouvez essayer de leur demander si elles savent, par exemple, pourquoi tous les mammifères terrestres ont quatre membres, pourquoi les orbites des planètes sont des ellipses, pourquoi la lumière n’a pas de masse, pourquoi les grands cétacés sont moins sujets aux cancers que les êtres humains ou pourquoi il fait plus chaud en été qu’en hiver dans l’hémisphère nord. Ensuite, il suffit de se laisser bercer par les réponses – parfois farfelues, parfois inattendues, parfois incohérentes, souvent brillantes, bricolées à coup de fausses évidences, de connaissances approximatives et de traits de génie – pour se persuader que, décidément, l’esprit humain a une incroyable faculté de génération d’hypothèses. C’est après que les problèmes commencent, quand il faut trier ces hypothèses, c’est-à-dire choisir celle qui semble, sinon la bonne, du moins la meilleure parmi toutes celles qui ont été proposées.
« Comment choisir les hypothèses à la lumière des preuves disponibles ? » est la question à laquelle cherchent à répondre les théories de la confirmation (ou les théories de la corroboration, si l’on fait partie de celles et ceux qui ne croient pas qu’on puisse jamais confirmer une hypothèse) : c’est la question du choix des hypothèses. La réponse la plus simple est de dire : soumettons nos hypothèses à un test et celle qui s’en tirera le mieux sera choisie et désignée comme valide…
Date de mise en ligne : 25/11/2024
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