5.1. Prendre soin du travail
Pages 331 à 348
Citer ce chapitre
- ZARIFIAN, Philippe,
- CHAGNON, Véronique,
- DALLAIRE, Clémence,
- ESPINASSE, Catherine
- et HEURGON, Édith,
- Zarifian, Philippe.
- Zarifian, P.
- V. Chagnon,
- C. Dallaire,
- C. Espinasse
- et É. Heurgon
https://doi.org/10.3917/herm.chagn.2013.01.0331
Citer ce chapitre
- Zarifian, P.
- V. Chagnon,
- C. Dallaire,
- C. Espinasse
- et É. Heurgon
- Zarifian, Philippe.
- ZARIFIAN, Philippe,
- CHAGNON, Véronique,
- DALLAIRE, Clémence,
- ESPINASSE, Catherine
- et HEURGON, Édith,
https://doi.org/10.3917/herm.chagn.2013.01.0331
Notes
-
[1]
Pour l’ensemble de cette intervention, on pourra se référer à : Philippe Zarifian (2009).
-
[2]
Par « positif », j’entends ce qui renforce la puissance et par « négatif », ce qui l’affaiblit.
-
[3]
Sur une théorie du dialogue, on peut renvoyer à l’œuvre décisive de Mikhaïl Bakhtine (1987).
-
[4]
Cette notion de « faire société » a été remarquablement développée par le sociologue Georg Simmel (1999).
-
[5]
Je rejoins ici des chercheurs comme Yves Clot et Laurent Davezies.
-
[6]
La Livebox est un appareil électronique fourni par le fournisseur d’accès à Internet Orange en France et dans certains autres pays d’Europe.
-
[7]
S’il existe une fonction qui devrait être complètement repensée dans les grandes entreprises, c’est bien la fonction marketing ! Mais il est vrai que les personnes liées à cette fonction ont acquis, auprès des directions générales, une « autorité » que ces directions, pour leur plus grand malheur, hésitent à mettre en cause.
-
[8]
Il convient de cesser de confondre entre « travail prescrit » et « travail anticipé et préparé ». Le travail prescrit indique un rapport de pouvoir. Le travail préparé et anticipé désigne un élément indispensable d’expression de la puissance de pensée relative à l’action.
-
[9]
La distinction entre secteur agricole, secteur industriel et secteur des services est clairement devenue désuète. La vraie distinction actuellement, quel que soit le secteur et aussi longtemps bien entendu que l’on se situe au sein d’un système capitaliste, est entre approche industrialiste et approche service.
Je prendrai appui sur deux concepts considérés comme des a priori, tous deux empruntés à la philosophie :
le concept de « devenirs » (au pluriel) que l’on trouve chez Nietzsche, Bergson et Deleuze. Même si ces trois philosophes prennent le concept de « devenir » selon des significations assez différentes, tous s’accordent à dire que le devenir est un flux permanent de mutations, qui s’enfonce dans le futur, avec à la fois conservation de ce qui est (du passé) et production permanente de nouveauté.
Dans ce flux permanent de micromutations, qui ne s’arrête jamais, certaines mutations vont se révéler marquantes et vont dominer une période historique, marquantes du point de vue de la communauté humaine qui les considère, mais aussi du point de vue de la brutalité de la rupture objective qu’introduit une mutation donnée. Mais, quel que soit le caractère marquant de cette mutation, il ne faut jamais perdre de vue le fait qu’il n’y a jamais arrêt : les mutations sont sans cesse à l’œuvre. Elles expriment ce que la philosophie Zen appelle « l’impermanence du monde » (Dogen, 2005). Il existe un impératif philosophique : ne pas moraliser ces mutations, ne pas porter un jugement moral a priori, ne pas tomber dans les catégories du « bien et du mal ». Certes, on n’empêchera jamais qu’un individu ou une communauté humaine attribuent à ces mutations, des vertus qui seraient exemplaires d’un certain ordre moral. Dès qu’on procède à cette attribution artificielle, on bascule de la philosophie dans la religion ou son équivalent : une morale abstraite …
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter ce chapitre
5,00 €