Chapitre d’ouvrage

Chapitre 5. Agir dans le cas de situations dégradées

Pages 209 à 254

Citer ce chapitre


  • Montreuil, É.
(2020). Chapitre 5. Agir dans le cas de situations dégradées. Prévenir les risques psychosociaux et améliorer la qualité de vie au travail : Des outils pour agir efficacement (4e éd., p. 209-254). Dunod. https://stm.cairn.info/prevenir-les-risques-psychosociaux-et-ameliorer--9782100805884-page-209?lang=fr.

  • Montreuil, Élodie.
« Chapitre 5. Agir dans le cas de situations dégradées ». Prévenir les risques psychosociaux et améliorer la qualité de vie au travail Des outils pour agir efficacement, Dunod, 2020. p.209-254. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/prevenir-les-risques-psychosociaux-et-ameliorer--9782100805884-page-209?lang=fr.

  • MONTREUIL, Élodie,
2020. Chapitre 5. Agir dans le cas de situations dégradées. In : Prévenir les risques psychosociaux et améliorer la qualité de vie au travail Des outils pour agir efficacement. Paris : Dunod. Ressources humaines, p.209-254. URL : https://stm.cairn.info/prevenir-les-risques-psychosociaux-et-ameliorer--9782100805884-page-209?lang=fr.

Notes

  • [1]
    L’empathie sera plus particulièrement utilisée lors des réactions émotionnelles des salariés : difficulté à trouver ses mots, tremblements, crise de larmes, etc.
  • [2]
    Ces consultations sont généralement prescrites dans le cadre de l’examen complémentaire prévu dans le Code du travail (article R241-52).
  • [3]
    La convention doit préciser les activités confiées à l’intervenant, les modalités selon lesquelles elles sont exercées, les moyens mis à sa disposition ainsi que les règles garantissant son accès aux lieux de travail et l’accomplissement de ses missions dans des conditions assurant son indépendance. La convention ne peut comporter de clauses autorisant l’intervenant à effectuer des actes relevant de la compétence médicale du médecin du travail et, le cas échéant, des infirmiers placés sous son autorité.
  • [4]
    La liste des consultations spécialisées dans la prise en charge de la souffrance au travail peut être téléchargée sur www.souffrance-et-travail.com. Précisons que certains centres de consultation sont composés d’équipes pluridisciplinaires (médecins, psychologues, sociologues, etc.) et proposent également des interventions en milieu de travail (études ergonomiques, groupes de parole, médiation, etc.).
  • [5]
    Cette situation est d’autant plus présente pour les entreprises qui ont associé la cellule d’écoute à une cellule d’accompagnement visant à partager entre acteurs de la prévention les différentes alertes.
  • [6]
    La cellule d’écoute doit en premier lieu être réalisée via la présence sur site, dans l’heure qui suit l’événement, du personnel médico-social. Dans un second temps, un appui externe pourra être mis en place : intervention de psychologues / mise en service d’un numéro vert (cf. le paragraphe précédent).
  • [7]
    Pour aller plus loin, consulter le guide pratique et juridique suivant du ministère du Travail : Harcèlement sexuel et agissements sexistes au travail : prévenir, agir, sanctionner, 2019.
  • [8]
    Précisons toutefois que, contrairement à ce qui avait été prévu par la loi, aucune circulaire ni décret sur le déroulement pratique d’une médiation et le statut du médiateur n’a vu le jour. Le choix du médiateur doit ainsi faire l’objet d’un accord entre la direction de l’entreprise et le salarié concerné.
  • [9]
    Les certifications reconnues comme officielles sont celles issues des trois principales fédérations suivantes : SFCoach, ICF, EMCC.
  • [10]
    Cette visite se déroule durant l’arrêt de travail du salarié et peut avoir lieu, pour les arrêts d’au moins 3 mois, à l’initiative du salarié, de son médecin traitant, du médecin-conseil des organismes de Sécurité Sociale ou du service de santé au travail.
    Si l’employeur ne peut être à l’origine de cette initiative, il peut cependant informer les salariés de l’existence du dispositif. La visite de pré-reprise a pour finalité d’informer le médecin du travail de la situation du salarié. Elle permet d’anticiper les besoins d’adaptation du poste de travail au regard de l’éventuelle modification de l’aptitude au travail du salarié.
  • [11]
    Article R. 4624-31 du Code du travail : « Le travailleur bénéficie d’un examen de reprise du travail par le médecin du travail :
    1. après un congé de maternité ;
    2. après une absence pour cause de maladie professionnelle ;
    3. après une absence d’au moins trente jours pour cause d’accident du travail, de maladie ou d’accident non professionnel. »
  • [12]
    En France, vous pouvez vous référer aux résultats du volet « Épidémiologie en entreprise » du projet Samotrace.
  • [13]
    Cohidon et al. 2010.
  • [14]
    Le facteur précipitant est à distinguer de la cause de suicide. Il s’agit d’un événement, relevant du domaine professionnel ou personnel, qui agira comme un « déclencheur » du geste suicidaire.
  • [15]
    À noter qu’un lien est présumé a minima dans les situations suivantes : suicide ou tentative sur le lieu de travail, courrier laissé par la victime évoquant l’impact des conditions de travail, témoignages de la famille et/ou des collègues.
  • [16]
    Certaines entreprises ont notamment fait appel à des cabinets de consultants pour réaliser des « autopsies psychologiques » visant à repérer les facteurs de risques présents dans la vie des salariés. Outre que ces pratiques ont été largement controversées d’un point de vue déontologique par la communauté scientifique, leur finalité ne relève en aucun cas du champ de compétence de l’entreprise.
  • [17]
    Vous pouvez vous appuyer sur les outils et ressources vus précédemment dans le chapitre.

La démarche et les outils présentés dans les quatre premiers chapitres permettent d’agir sur les causes présentes au sein de l’organisation du travail (prévention primaire) pour prévenir les RPS et améliorer la QVT. Toutefois, quand la souffrance au travail est avérée, il est nécessaire de mettre en place des mesures complémentaires à destination des salariés. Pour toute personne pouvant être en contact avec des salariés en souffrance (CSE, DRH, manager, collègues de travail, etc.), il est essentiel de se préparer à y faire face et de connaître les différents dispositifs d’accompagnement possibles afin de pouvoir agir le moment venu dans l’urgence. Le présent chapitre vous guidera sur les actions à mettre en œuvre en interne et vous apportera des informations sur les acteurs vers lesquels orienter les salariés.La controverse de certaines pratiques à visée dite « curative » (numéro vert, ticket psy, sophrologie, etc.) et l’enjeu de pousser les établissements à agir sur les causes des risques psychosociaux ont conduit ces dernières années à marginaliser la possibilité de mener simultanément des actions préventives et d’appui aux salariés en souffrance.
Certaines de ces mesures sont au contraire complémentaires quand la situation au sein d’un établissement est déjà dégradée.
Face à la souffrance des salariés, les questions qui se posent sont nombreuses : comment apporter un appui individuel à un salarié en souffrance ? Comment permettre le retour à l’emploi dans des conditions favorables après une longue maladie …


Date de mise en ligne : 10/12/2020

Ce chapitre est en accès conditionnel

Cairn Pro Ouvrages

280 € par an

4 500 ouvrages et 170 revues au cœur de votre métier

Acheter cet ouvrage

17,99 €

272 pages, format électronique (HTML et feuilletage, par chapitre)
Déjà abonné(e) à Cairn Pro ? Membre d'une institution cliente ?