Chapitre 6. Alimentation et qualité des fourrages en agriculture bio
- Par Michel Ragot
Pages 213 à 242
Citer ce chapitre
- RAGOT, Michel,
- Ragot, Michel.
- Ragot, M.
- M. Ragot
https://doi.org/10.3917/edagri.ragot.2011.01.0213
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- Ragot, Michel.
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https://doi.org/10.3917/edagri.ragot.2011.01.0213
L’aspect sanitaire de la conduite du troupeau apparaît souvent comme le point le plus problématique et le plus angoissant pour les producteurs laitiers qui envisagent une reconversion. Dans les faits, la maîtrise du système fourrager et de l’alimentation s’avère, dans la plupart des cas, l’élément le plus difficile à gérer. Cela peut se traduire par une production laitière inférieure aux objectifs de l’éleveur. Il faut rappeler qu’une alimentation de qualité, équilibrée et variée, constitue la première étape de la prévention des problèmes sanitaires. Les points d’amélioration possibles dans la gestion d’une exploitation laitière biologique sont souvent liés à la qualité de l’alimentation et au système fourrager. Ce point semble donc essentiel dans la pratique d’un élevage bovin laitier en agriculture biologique.
Comme nous l’avons remarqué lors de l’analyse technico-économique, les éleveurs biologiques privilégient l’exploitation de l’herbe. Les systèmes « tout herbe » sont très fréquents. Ils contiennent une très forte proportion de prairies permanentes. Les autres cultures fourragères ne sont pas complètement bannies, mais elles occupent une place marginale dans l’assolement. Le maïs est en général peu présent. Il persiste souvent lors des premières années suivant le début de la conversion, puis a tendance à diminuer et disparaît fréquemment de l’assolement au fil du temps.
L’assolement type des exploitations laitières biologiques est donc principalement basé sur les prairies permanentes et temporaires…
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