L’hôpital et son avenir
- Par Guy Bernfeld
Pages 559 à 571
Citer ce chapitre
- BERNFELD, Guy,
- MICHAUD, Yves,
- Bernfeld, Guy.
- Bernfeld, G.
- Y. Michaud
https://doi.org/10.3917/oj.micha.2006.02.0559
Citer ce chapitre
- Bernfeld, G.
- Y. Michaud
- Bernfeld, Guy.
- BERNFELD, Guy,
- MICHAUD, Yves,
https://doi.org/10.3917/oj.micha.2006.02.0559
Notes
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[1]
Texte de la 88e conférence de l’Université de tous les savoirs donnée le 28 mars 2000.
La notion d’hôpital est difficile à cerner. Le terme désigne au départ une maison destinée à recevoir les malheureux touchés par l’âge, la maladie ou les infirmités. Cette hospitalité se diffuse au Moyen Âge en Europe occidentale avec le christianisme et les grands ordres monastiques. Sous la monarchie, ont été désignés du nom d’hôpitaux généraux les Établissements où étaient enfermés, sur ordre de la police, les mendiants, les vagabonds et les femmes de mauvaise vie.
La Révolution française remplaça ce terme par le vocable Hospice — la notion de bienfaisance se substitue à celle de charité — ; puis au cours du xixe siècle, de nouveaux termes voient le jour : asiles, centres, maisons de retraites. Mais une certaine conception de l’humanité, de la préservation de la personne malade constitue une valeur d’abord caritative puis de solidarité qui traverse le temps.
L’hôpital est un recours. Dès sa plus lointaine origine, il est à la fois sur le plan moral, un lieu vénérable, et sur le plan social et institutionnel, un lieu religieux donc sacralisé. L’hôpital, d’asile pour la pauvreté, devient progressivement le pivot de l’organisation sanitaire. La loi de 1941 qui ouvre l’hôpital à toutes les catégories de population et la création de la Sécurité sociale (1945) qui lui apporte des moyens importants, annonce une ère nouvelle. L’hôpital est un lieu urbain. En effet, la plupart de nos Hôtel-Dieu trouvent leur origine dans une Domus Dei épiscopale. L’hôpital peut être un lieu de relégation…
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