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Chapitre 07. La conscience : un simple processus cognitif ?

Pages 95 à 111

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  • Mermillod, M.
(2016). Chapitre 07. La conscience : un simple processus cognitif ? Réseaux de neurones biologiques et artificiels : Vers l’émergence de systèmes artificiels conscients ? (p. 95-111). De Boeck Supérieur. https://stm.cairn.info/reseaux-de-neurones-biologiques-et-artificiels--9782804176068-page-95?lang=fr.

  • Mermillod, Martial.
« Chapitre 07. La conscience : un simple processus cognitif ? ». Réseaux de neurones biologiques et artificiels Vers l’émergence de systèmes artificiels conscients ? De Boeck Supérieur, 2016. p.95-111. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/reseaux-de-neurones-biologiques-et-artificiels--9782804176068-page-95?lang=fr.

  • MERMILLOD, Martial,
2016. Chapitre 07. La conscience : un simple processus cognitif ? In : Réseaux de neurones biologiques et artificiels Vers l’émergence de systèmes artificiels conscients ? Louvain-la-Neuve : De Boeck Supérieur. Neurosciences & cognition, p.95-111. URL : https://stm.cairn.info/reseaux-de-neurones-biologiques-et-artificiels--9782804176068-page-95?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Dans sa citation devenue célèbre : Cogito, ergo sum (je pense, donc je suis), Descartes suppose que la seule chose dont nous puissions être certains est notre propre conscience.
  • [2]
    Le monisme est une conception philosophique défendue en Occident par Spinoza, selon laquelle tout ce qui existe dans l’univers serait constitué d’une seule substance (et s’oppose donc au dualisme de Descartes).
  • [3]
    L’expérience des fentes de Young, largement décrite dans la littérature scientifique, est une des expériences à l’origine de la physique quantique.
  • [4]
    Pour une vision plus détaillée de cette perspective, la théorie de l’énaction de Francisco Varela (1993) propose un lien intéressant unissant processus corporel et conscience de soi.

Virtuellement, le potentiel d’un réseau de neurones artificiels pourrait être de reproduire la conscience humaine dans un système artificiel. Cette affirmation peut être effrayante dans la mesure où elle implique différentes questions philosophiques, morales, religieuses et déontologiques. Je me focaliserai ici sur les aspects scientifiques de cette question, et plus particulièrement sur la possibilité de créer l’équivalent d’un esprit humain dans un système artificiel. Différents travaux en neurosciences computationnelles montrent que l’on peut simuler avec une assez bonne précision le fonctionnement d’un neurone isolé. Évidemment la description réalisée dans les chapitres précédents pour illustrer de façon intuitive ce qu’était un système connexionniste et des processus parallèles distribués constitue une approche très simplifiée et rudimentaire du fonctionnement d’un neurone. Il est néanmoins possible techniquement de simuler de façon très précise le fonctionnement d’un neurone biologique. Dans l’esprit du Perceptron de Rosenblatt, mettons maintenant ce neurone sur circuit imprimé et connectons-le à d’autres neurones artificiels, un par un, mais en respectant la topologie et les fonctions du système nerveux humain. Évidemment, ce système devra apprendre pour pouvoir reproduire les principales fonctions cognitives humaines. Il est même possible de simuler les propriétés de neurodégénérescence et neurogenèse de réseaux de neurones biologiques si nous voulons affiner encore plus la similitude entre les processus de cognition biologique et l’artificiel (Martinez-Canabal, Akers, Josselyn, & Frankland, 2013 ; Deng, Aimone, & Gage, 2010)…


Date de mise en ligne : 01/06/2022

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