Article de revue

Fasciite nécrosante de la main dans les suites d’injection de drogue sous-cutanée par « skin popping »

Pages 278 à 279

Citer cet article


  • Slimani, H.,
  • Kaicer, A.
  • et Labidi, S.
(2025). Fasciite nécrosante de la main dans les suites d’injection de drogue sous-cutanée par « skin popping » Annales françaises de médecine d’urgence, . 15(4), 278-279. https://doi.org/10.1684/afmu.2025.0657.

  • Slimani, H..,
  • et al.
« Fasciite nécrosante de la main dans les suites d’injection de drogue sous-cutanée par “skin popping” ». Annales françaises de médecine d’urgence, 2025/4 Vol. 15, 2025. p.278-279. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/revue-annales-francaises-de-medecine-durgence-2025-4-page-278?lang=fr.

  • SLIMANI, H.,
  • KAICER, A.
  • et LABIDI, S.,
2025. Fasciite nécrosante de la main dans les suites d’injection de drogue sous-cutanée par « skin popping » Annales françaises de médecine d’urgence, 2025/4 Vol. 15, p.278-279. DOI : 10.1684/afmu.2025.0657. URL : https://stm.cairn.info/revue-annales-francaises-de-medecine-durgence-2025-4-page-278?lang=fr.

https://doi.org/10.1684/afmu.2025.0657


Un patient de 42 ans, a consulté aux urgences pour des troubles trophiques type hypoesthésie en gant avec importance fonctionnelle au niveau de la main gauche, évoluant depuis 5 jours dans un contexte fébrile, survenant dans les suites d’une injection sous-cutanée d’héroïne. Le patient présentait comme principaux antécédents une schizophrénie et une toxicomanie substituée mais non sevrée à l’héroïne. À l’admission, le patient était conscient, la pression artérielle était à 115/55 mmHg, la fréquence cardiaque était de 94 bpm, la saturation en oxygène était de 98 % en air ambiant et la température était de 38,6 °C. La douleur était évaluée à 4/10 sur une échelle visuelle analogique. L’examen clinique a mis en évidence un aspect de dermo-hypodermite nécrosante au niveau du 2e et 3e doigt de la main gauche (figure 1A) avec induration inflammatoire étendue au niveau du bras gauche aves des adénopathies axillaires et sous clavières gauches. Le bilan biologique mettait en évidence un syndrome inflammatoire très marqué, soit une hyperleucocytose à 20,25 Giga/L et une CRP à 195 mg/l. La fonction rénale et hépatique étaient normales. Une tomodensitométrie était alors réalisée en urgence qui objectivait un aspect de fasciite nécrosante de la main avec présence de bulles d’air sous-cutanées et un épanchement au sein de la gaine des extenseurs (figure 1B). Une antibiothérapie probabiliste par céfotaxime (2 g/8h) et clindamycine (600 mg/8h) était alors instaurée et le patient a été transféré au bloc pour réaliser une nécrostomie élargie avec lavage et prélèvements bactériens…


Date de mise en ligne : 09/07/2025

https://doi.org/10.1684/afmu.2025.0657

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