Les traces sociales du traumatisme des attentats du 13 novembre 2015 : cinq ans et sept mois après
Pages 103 à 111
Citer cet article
- HOIBIAN, Sandra,
- MÜLLER, Jörg,
- EUSTACHE, Francis
- et PESCHANSKI, Denis,
- Hoibian, Sandra.,
- et al.
- Hoibian, S.,
- Müller, J.,
- Eustache, F.
- et Peschanski, D.
https://doi.org/10.1051/jbio/2023001
Citer cet article
- Hoibian, S.,
- Müller, J.,
- Eustache, F.
- et Peschanski, D.
- Hoibian, Sandra.,
- et al.
- HOIBIAN, Sandra,
- MÜLLER, Jörg,
- EUSTACHE, Francis
- et PESCHANSKI, Denis,
https://doi.org/10.1051/jbio/2023001
Le « Programme 13-Novembre » est un programme de recherche transdisciplinaire [financé dans le cadre des Investissements d’Avenir (France 2030) ; référence ANR-10-ECPX-21-01 Matrice_Programme 13-Novembre] qui se déroulera sur 12 ans. Son objectif est d’étudier la construction et l’évolution de la mémoire après les attentats du 13 novembre 2015, et en particulier l’articulation entre mémoire individuelle et mémoire collective d’un événement traumatique et ainsi mieux comprendre le « continuum entre une épreuve subjectivement vécue et son interprétation collectivement structurée » (Peschanski & Eustache, 2016). C’est dans cette perspective que s’inscrit l’étude du CRÉDOC, fondée sur l’interrogation d’un échantillon représentatif de la population française, à six reprises, dans le cadre de l’enquête « Conditions de vie et aspirations des Français ». Cette démarche s’inspire du travail réalisé par le psychologue américain William Hirst qui a proposé quatre séries de questionnaires sur les dix ans qui ont suivi le 11 septembre 2001.
Dans cette enquête quantitative en population générale, nous analysons la mémoire collective par le prisme de la mémorisation individuelle puisque notre étude interroge des individus à la fois sur le souvenir qu’ils ont, personnellement, d’un événement, en l’occurrence les attentats du 13 novembre 2015, et sur la perception qu’ils en ont (cet événement les a-t-il marqués ? quelle lecture en font-ils ?).
Cinq ans et demi après les faits, et alors que la société française est tout entière focalisée sur l’épidémie de Covid-19, l’étude montre que les stigmates des attaques du 13 novembre dans la mémoire collective sont très vivaces…
Mots-clés éditeurs : 13-novembre, attentats, mémoire collective, mémoire factuelle, mémoire flash
Date de mise en ligne : 16/09/2024
https://doi.org/10.1051/jbio/2023001Cet article est en accès conditionnel
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