Article de revue

Mémoire et traumatisme : de la biologie aux sciences sociales

Pages 35 à 38

Citer cet article


  • Eustache, F.,
  • Guillery-Girard, B.
  • et Peschanski, D.
(2023). Mémoire et traumatisme : de la biologie aux sciences sociales. Biologie Aujourd'hui, . 217(1), 35-38. https://doi.org/10.1051/jbio/2023021.

  • Eustache, Francis.,
  • et al.
« Mémoire et traumatisme : de la biologie aux sciences sociales ». Biologie Aujourd'hui, 2023/1 Vol. 217, 2023. p.35-38. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/revue-biologie-aujourdhui-2023-1-page-35?lang=fr.

  • EUSTACHE, Francis,
  • GUILLERY-GIRARD, Bérengère
  • et PESCHANSKI, Denis,
2023. Mémoire et traumatisme : de la biologie aux sciences sociales. Biologie Aujourd'hui, 2023/1 Vol. 217, p.35-38. DOI : 10.1051/jbio/2023021. URL : https://stm.cairn.info/revue-biologie-aujourdhui-2023-1-page-35?lang=fr.

https://doi.org/10.1051/jbio/2023021


Le dossier qui s’inscrit dans ce numéro de Biologie Aujourd’hui porte sur les liens entre un traumatisme psychique et la construction des mémoires individuelles et collectives de cet événement. Comment un traumatisme peut-il bouleverser une mémoire individuelle, et conduire dans certains cas à une psychopathologie, le trouble de stress post-traumatique (TSPT) étant la pathologie la plus fréquente ? Quand ce traumatisme concerne plusieurs individus, voire un grand nombre de personnes, il s’immisce dans les mémoires collectives de groupes plus ou moins nombreux, et même d’une société dans son ensemble. Ces processus dynamiques qui vont du traumatisme aux constructions et aux évolutions des structures et des contenus des mémoires sont encore mal connus et donnent lieu à de nombreux travaux. L’abord de cette thématique, éminemment complexe, doit nécessairement être pluridisciplinaire, car le traumatisme n’a pas seulement des effets sur les êtres vivants, aux plans biologique, physiologique, psychologique, mais il retentit fortement, en cas de traumatisme collectif, sur les organisations sociales, les systèmes de soins et l’évolution des sociétés.
Il est essentiel de comprendre les interactions entre mémoires individuelles et mémoires collectives sur un plan théorique, mais aussi dans les applications cliniques dans un sens très large, car leur synergie constitue un vecteur de résilience. L’inscription du traumatisme dans la mémoire sociale est en effet ressentie comme un soutien et elle aide les victimes à comprendre ce qu’elles ont vécu…


Mots-clés éditeurs : mémoire collective, mémoire individuelle, sciences de la mémoire, traumatisme, trouble de stress post-traumatique

Date de mise en ligne : 16/09/2024

https://doi.org/10.1051/jbio/2023021

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