Article de revue

VI. Tâches du systématicien

Pages 39 à 40

Citer cet article


  • Matile, L.,
  • Tassy, P.
  • et Goujet, D.
(2013). VI. Tâches du systématicien. Biosystema, 1 – réédition(1), 39-40. https://doi.org/10.3917/biosy.001.0039.

  • Matile, Loïc.,
  • et al.
« VI. Tâches du systématicien ». Biosystema, 2013/1 N° 1 – réédition, 2013. p.39-40. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/revue-biosystema-2013-1-page-39?lang=fr.

  • MATILE, Loïc,
  • TASSY, Pascal
  • et GOUJET, Daniel,
2013. VI. Tâches du systématicien. Biosystema, 2013/1 N° 1 – réédition, p.39-40. DOI : 10.3917/biosy.001.0039. URL : https://stm.cairn.info/revue-biosystema-2013-1-page-39?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/biosy.001.0039


Notes

  • [1]
    Pour les seuls Insectes, environ 7 000 sont décrites chaque année.

1 Compte tenu des données précédentes sur la nature et le champ d’application de la systématique, et des concepts qui y entrent en jeu, quelles sont les tâches du systématicien ? Celles-ci sont comprises dans la définition déjà proposée de la systématique, dont on a vu qu’elle constituait un programme de recherche plutôt qu’une véritable diagnose.

2 En se fondant sur des observations morphologiques, mais en utilisant chaque fois qu’elles seront disponibles toutes les données biologiques, celles-ci formant avec les premières l’ensemble des caractères systématiques, le systématicien doit donc successivement :

  1. distinguer les différentes sortes d’animaux (ou de plantes) et mettre en évidence leurs caractéristiques ;
  2. identifier les échantillons appartenant à des espèces déjà connues ou bien décrire et nommer les espèces nouvelles [1] ;
  3. proposer pour le groupe étudié une classification hiérarchique rendant compte au mieux de ses relations de parenté et de celles de ses constituants ;
  4. émettre des hypothèses sur les processus évolutifs, adaptatifs et autres qui ont contribué à élaborer la structure présente de ce groupe.

4 Dans tous les cas, le systématicien doit porter à la connaissance du monde scientifique et des utilisateurs éventuels ses observations et ses hypothèses, sous forme claire, précise et testable.

5 Pour accomplir une œuvre utile, il n’est nul besoin que le systématicien se consacre principalement ou exclusivement aux deux dernières étapes, plus « spectaculaires » du programme, la phylogénie et l’évolution.

6 Il n’y a pas de systématique de bas niveau. La publication de faunes et de flores, de monographies permettant à d’autres l’identification des espèces et des genres, est indispensable non seulement à toute recherche systématique ultérieure, mais à toute la communauté humaine, biologistes d’abord, mais aussi médecins, vétérinaires, agronomes, planificateurs, etc., pour lesquels la connaissance des faunes et des flores, des utiles et des nuisibles, est indispensable.

7 Que le systématicien travaille sous l’angle de la systématique fondamentale ou sous celui de la systématique appliquée, qu’il soit amateur ou professionnel, quelle que soit sa patrie, ses recherches s’expriment dans un cadre formel et unique, celui de la nomenclature et de la hiérarchie linnéennes, qui font l’objet du chapitre suivant.


Date de mise en ligne : 01/12/2024

https://doi.org/10.3917/biosy.001.0039