Lésions pustuleuses des jambes aseptiques
Pages 253 à 254
Citer cet article
- GUINARD, Élisabeth,
- Guinard, Élisabeth.
- Guinard, É.
https://doi.org/10.1684/dmg.2023.657
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- Guinard, É.
- Guinard, Élisabeth.
- GUINARD, Élisabeth,
https://doi.org/10.1684/dmg.2023.657
Une femme de 77 ans consultait en dermatologie pour des lésions des jambes évoluant depuis plus d’un an ( figures 1 et 2 ).
Les lésions évoluaient par poussées successives et avaient conduit à la prescription de plusieurs cures d’antibiotiques et à des soins infirmiers quotidiens. La patiente présentait comme principaux antécédents une obésité, une HTA, un diabète insulino-requérant, une insuffisance veineuse. Elle avait reçu plusieurs lignes de traitements : antibiotiques, antimycotiques, préparation magistrale à base de dermocorticoïdes et pansements divers. L’infirmière qui la suivait pour les plaies nous rapportait l’observation de lésions « acnéiformes » des jambes.
Lors de la venue de la patiente en dermatologie, nous observions des lésions érosives de petite taille ovalaires bien limitées sur les deux jambes bilatérales et symétriques prédominantes sur les faces antérieures des jambes au niveau des tiers médian et inférieur et surmontant un placard érythémateux.
L’aspect clinique nous a fait évoquer le diagnostic de pustulose érosive des jambes.
Une biopsie a été réalisée pour éliminer les diagnostics différentiels, notamment une forme limitée de pemphigoïde bulleuse. Les résultats histologiques ont mis en évidence une pustule au centre du prélèvement, le derme sous-jacent était le siège d’un infiltrat inflammatoire polymorphe avec de nombreux polynucléaires neutrophiles et éosinophiles périvasculaires ; l’ensemble était compatible avec une pustulose érosive des jambes…
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