Article de revue

La variole de Louis XV

Louis XV’s smallpox

Page 270

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  • Dereure, O.
(2025). La variole de Louis XV Louis XV’s smallpox. Dermato Mag, . 13(4), 270-270. https://doi.org/10.1684/dmg.2025.864.

  • Dereure, Olivier.
« La variole de Louis XV : Louis XV’s smallpox ». Dermato Mag, 2025/4 Vol. 13, 2025. p.270-270. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/revue-dermato-mag-2025-5-page-270?lang=fr.

  • DEREURE, Olivier,
2025. La variole de Louis XV Louis XV’s smallpox. Dermato Mag, 2025/4 Vol. 13, p.270-270. DOI : 10.1684/dmg.2025.864. URL : https://stm.cairn.info/revue-dermato-mag-2025-5-page-270?lang=fr.

https://doi.org/10.1684/dmg.2025.864


La variole de Louis XV fut l’un des épisodes les plus marquants du xviiie siècle en France. En 1774, le roi, alors âgé de 64 ans, tomba brutalement malade au château de Versailles. La variole, que l’on appelait alors la « petite vérole », était une maladie redoutée, très contagieuse et souvent mortelle. Elle provoquait une forte fièvre, des douleurs intenses et une éruption pustuleuse qui défigurait souvent les survivants. Louis XV, longtemps réticent à quitter Versailles malgré l’épidémie qui sévissait dans la région, contracta probablement la maladie en avril 1774 au contact d’une jeune fille atteinte. Son entourage crut d’abord à une simple fièvre, mais les symptômes se multiplièrent rapidement (fièvre élevée, pustules et état général en chute libre) et devinrent vite évidents. L’isolement fut partiel et tardif ; les médecins tentèrent en vain d’endiguer l’évolution foudroyante de la maladie et multiplièrent les remèdes inutiles : saignées, potions et emplâtres… Le roi mourut le 10 mai 1774 dans d’atroces souffrances, abandonné par une grande partie de la cour, effrayée par le risque de contagion, et totalement défiguré – au point que Mme du Barry, sa dernière favorite, qui avait tenu à le voir une dernière fois, s’enfuit, épouvantée. Par peur de la contagion, son corps fut rapidement placé dans un cercueil recouvert de chaux vive (on n’est jamais trop prudent…) et transporté à la basilique de Saint-Denis sans grandes funérailles. Le peuple y vit un châtiment divin, infligé à un monarque autrefois adoré, qu’on appelait « le Bien-Aimé », mais devenu impopulaire notamment à cause de ses guerres coûteuses et de sa liaison avec Mme du Barry…


Date de mise en ligne : 20/11/2025

https://doi.org/10.1684/dmg.2025.864

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