Analyse des risques sanitaires et environnementaux des systèmes de gestion des déchets biomédicaux dans la ville de Bobo-Dioulasso, au Burkina Faso
- Par Wendsom Osée Ouedraogo,
- Alain P.K. Gomgnimbou,
- Michel K. Gomgnimbou,
- Hamadé Sigué,
- Basirou Dembélé,
- Ibrahim Sangare
- et Hassan B. Nacro
Pages 251 à 270
Citer cet article
- OUEDRAOGO, Wendsom Osée,
- GOMGNIMBOU, Alain P.K.,
- GOMGNIMBOU, Michel K.,
- SIGUÉ, Hamadé,
- DEMBÉLÉ, Basirou,
- SANGARE, Ibrahim
- et NACRO, Hassan B.,
- Ouedraogo, Wendsom Osée.,
- et al.
- Ouedraogo, W.-O.,
- Gomgnimbou, A.-P.-K.,
- Gomgnimbou, M.-K.,
- Sigué, H.,
- Dembélé, B.,
- Sangare, I.
- et Nacro, H.-B.
https://doi.org/10.1684/ers.2024.1821
Citer cet article
- Ouedraogo, W.-O.,
- Gomgnimbou, A.-P.-K.,
- Gomgnimbou, M.-K.,
- Sigué, H.,
- Dembélé, B.,
- Sangare, I.
- et Nacro, H.-B.
- Ouedraogo, Wendsom Osée.,
- et al.
- OUEDRAOGO, Wendsom Osée,
- GOMGNIMBOU, Alain P.K.,
- GOMGNIMBOU, Michel K.,
- SIGUÉ, Hamadé,
- DEMBÉLÉ, Basirou,
- SANGARE, Ibrahim
- et NACRO, Hassan B.,
https://doi.org/10.1684/ers.2024.1821
Les données statistiques ont révélé que plus de 25 % de la morbidité à l’échelle mondiale est liée à des facteurs environnementaux et aux expositions à des produits chimiques toxiques [1]. Les déchets biomédicaux (DBM) contiennent des produits toxiques à caractère infectieux (H6.2) et sont classés comme des déchets à contrôler (Y1, Y2 et Y3) en référence aux dispositions de la convention de Bâle [2]. Le mode de gestion de ces déchets peut présenter un risque pour la santé de l’Homme et pour les composantes de l’environnement. Ainsi, les pratiques de tri, de collecte, de stockage, de transport et d’élimination des déchets étudiés dans les structures productrices montrent que les personnes qui les manipulent et l’environnement sont exposés à des risques divers [3]. Les risques pour la santé humaine sont l’exposition des personnes à des infections et des maladies comme l’hépatite B, l’hépatite C et le VIH, par le biais de piqûres d’aiguilles ou d’autres objets tranchants contaminés [4]. Au niveau environnemental, de nombreuses études [5–7] ont documenté les pratiques d’incinération des DBM comme étant des sources de libération de métaux lourds tels que le cadmium, le plomb, le zinc, le mercure, etc., qui polluent l’air, les eaux et les sols. Selon les travaux de Chisholm et al. [8], plus de 90 % des DBM en Afrique sont brûlés à l’air libre ou incinérés dans des chambres de combustion unique pour des raisons de ressources et de technologies limitées. Ce sont dans les milieux urbains que ces risques sont plus présents du fait des diverses activités anthropiques [9]…
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