Épidémiologie des troubles neurocognitifs en France
Pages 99 à 105
Citer cet article
- ROCHOY, Michaël,
- CHAZARD, Emmanuel
- et BORDET, Régis,
- Rochoy, Michaël.,
- et al.
- Rochoy, M.,
- Chazard, E.
- et Bordet, R.
https://doi.org/10.1684/pnv.2018.0778
Citer cet article
- Rochoy, M.,
- Chazard, E.
- et Bordet, R.
- Rochoy, Michaël.,
- et al.
- ROCHOY, Michaël,
- CHAZARD, Emmanuel
- et BORDET, Régis,
https://doi.org/10.1684/pnv.2018.0778
1 Les troubles neurocognitifs majeurs (ou démences) sont définis comme un syndrome cérébral acquis, caractérisé par un déclin par rapport à un niveau antérieur de fonctionnement cognitif, avec une déficience dans deux domaines cognitifs ou plus (mémoire, fonctions exécutives, attention, langage, cognition et jugement sociaux, vitesse psychomotrice, capacités visuoperceptuelles ou visuospatiales), ne pouvant être entièrement attribuable au vieillissement normal, et interférant de façon significative avec l’autonomie de la personne dans l’exécution des activités de la vie quotidienne [1]. Il en existe plusieurs étiologies fréquentes, notamment la maladie d’Alzheimer (MA), les troubles cognitifs majeurs vasculaires, la démence à corps de Léwy et la démence liée à la maladie de Parkinson et d’autres étiologies plus rares telles que la démence fronto-temporale, la maladie de Creutzfeldt-Jakob, les maladies métaboliques, etc. [2-4].
2 Le diagnostic de trouble neurocognitif majeur est clinique et le diagnostic étiologique repose sur des examens paracliniques. Par exemple, pour la MA, le diagnostic (hors neuropathologie) repose sur les données de l’imagerie cérébrale morphologique et/ou fonctionnelle et le dosage des marqueurs de dégénérescence neuronale dans le liquide céphalo-rachidien [5-7].
3 Les troubles neurocognitifs sont fréquents : chaque année, tout médecin ou professionnel de santé est en contact avec des patients ou des proches ayant des premiers symptômes démentiels. Néanmoins, leur épidémiologie reste difficile à estimer, en raison de différences dans les facteurs de risque au sein d’un pays ou d’une région (âge moyen, génétique, niveau d’éducation, niveau socio-économique…), de différences dans le recueil de données et/ou de différences dans l’interprétation de ces données au regard des découvertes scientifiques et de l’évolution des critères diagnostiques [8, 9].
4 En 1987, le taux de prévalence de la maladie d’Alzheimer était estimé à 1 % entre 65 et 74 ans et 10 % après 85 % ; le seul facteur de risque identifié était l’âge [10]. En 30 ans, de nombreux travaux épidémiologiques ont été réalisés et d’autres facteurs de risque ont été identifiés [11]. Pour des raisons multiples, en pratique clinique, le diagnostic de trouble neurocognitif majeur est sous-évalué [12-14]. En 2005, un consensus d’experts estimait que 24 millions de personnes vivaient avec un trouble neurocognitif majeur dans le monde, et prédisait une augmentation à 42 millions en 2020 et 81 millions en 2040 [15]. En 2010, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) estimait la prévalence mondiale à 35,6 millions, avec une prévision à 65,7 millions en 2030 et 115,4 millions en 2050 [16]. En 2015, la prévalence mondiale a été réévaluée à 46 millions de personnes à partir des données de l’échelle sur le « fardeau de la maladie » (Global burden of disease study) [17].
5 Notre objectif était de faire le point sur l’épidémiologie des troubles neurocognitifs en France.
Revue de littérature
Méthodologie
6 Nous avons effectué notre recherche sur Medline, sans limite de période, en langue anglaise ou française. L’équation de recherche a été déterminée à l’aide du constructeur de requêtes bibliographiques médicales (CRBM, Univ. Rouen) avec les 3 notions suivantes : trouble neurocognitif majeur, incidence ou prévalence, France. Les articles ont été explorés sur la base de leur titre, puis du résumé, puis de l’article complet. Une recherche complémentaire a été effectuée en littérature française via LiSSa, avec l’équation suivante : ((prévalence.mc[TER_MSH] OR incidence.mc[TER_MSH]) AND (démence.mc[TER_MSH] OR maladie d’Alzheimer.mc[TER_MSH] OR démence frontotemporale.mc[TER_MSH] OR maladie à corps de lewy.mc[TER_MSH] OR démence vasculaire.mc[TER_MSH])) AND France.mc[TER_MSH]).
7 Les articles concernant l’épidémiologie des troubles neurocognitifs majeurs précités en population générale en France étaient inclus. Les critères d’exclusion étaient les études sur population présélectionnées (par exemple demandeurs d’allocation personnalisée pour l’autonomie), les résultats intermédiaires, les revues de littérature n’apportant pas de nouvelles données.
8 Le diagramme de flux est présenté sur la figure 1 (à consulter sur le site John Libbey Eurotext www.gpnv.fr).
Principales études françaises sur l’épidémiologie des troubles neurocognitifs majeurs
9 Peu d’études permettent de chiffrer précisément la prévalence et l’incidence des troubles neurocognitifs majeurs en France. Les sources principales sont les cohortes prospectives PAQUID (personnes âgées en Aquitaine, ou quid des personnes âgées), Three-City 3C (Bordeaux, Montpellier, Dijon) [18]. Des études de prévalence ont également été menées à partir de grandes bases de données en soins ambulatoires ou hospitaliers.
PAQUID
10 La cohorte PAQUID a été débutée en 1989 chez 3 777 personnes non institutionnalisées de plus de 65 ans en Gironde et Dordogne [19]. Le diagnostic de démence était porté selon les critères du DSM-III : altération de mémoire à court et long terme, associée à d’autres troubles cognitifs (altération de la pensée abstraite, du jugement, de la personnalité, aphasie, apraxie, agnosie), entraînant un handicap dans les situations professionnelles, sociales ou relationnelles, ne survenant pas de façon exclusive au cours d’un épisode confusionnel aigu, et ne pouvant pas être mieux expliqué par un autre facteur organique [6]. Le diagnostic de MA était porté selon les critères NINCDS-ADRDA [20]. La prévalence a été estimée en 1989, puis réévaluée en 1999 chez les personnes de plus de 75 ans dans la cohorte initiale [19, 21]. Le taux d’incidence a été calculé à 5 et 10 ans [22, 23]. Elle a donné lieu à plus de 150 communications internationales [24].
Three-City
11 La cohorte Three-City (3C) a été débutée en 1999 chez 9 693 personnes de plus de 65 ans non institutionnalisées de plus de 65 ans à Bordeaux, Dijon et Montpellier [25]. Le diagnostic de démence était porté selon les critères du DSM-IV. Contrairement au DSM-III (1980), le DSM-IV (1994) définit la démence, mais également la maladie d’Alzheimer. L’altération de la mémoire reste indispensable au diagnostic dans le DSM-IV, contrairement au diagnostic de trouble neurocognitif majeur dans le DSM-5 [6].
12 Un groupe de neurologues indépendants déterminait l’étiologie de la démence selon les résultats aux différents tests (MMSE, Isaacs’ set test, etc.). La prévalence a été estimée à l’entrée [26]. Le taux d’incidence a été calculé à 8 et 10 ans [27, 28].
Grandes bases de données
13 Le Système national d’information inter-régimes de l’assurance-maladie (SNIIRAM) est une base de données individualisées et anonymes, comprenant toutes les prestations remboursées par l’assurance-maladie, depuis 2004 (avec une antériorité limitée à 2 ans). Elle comporte notamment la reconnaissance en affection longue durée pour une MA et autres démences (ALD15) ou le remboursement de médicaments spécifiques (inhibiteurs de cholinestérase, mémantine). Depuis 2007, grâce à un numéro anonyme unique, les informations ambulatoires du SNIIRAM peuvent être chaînées avec celles des données hospitalières du Programme de médicalisation du système d’information (PMSI), et notamment la présence en sortie d’hospitalisation d’un diagnostic principal de MA ou apparenté. Des études ont donc pu être menées dans ces bases pour déterminer la prévalence [29, 30], et constituer par la suite une cohorte de plus de 30 000 patients atteints de troubles neurocognitifs pour PACA-Alz [31]. Une autre étude a été menée dans la base (ambulatoire) des assurés au Régime social des indépendants (RSI) [32].
Résultats
Taux de prévalence des troubles neurocognitifs en France
14 Dans les études de cohorte en population générale chez les patients de plus de 65 ans, le taux de prévalence des troubles neurocognitifs est estimé de 20 à 43/1 000 patients dans les études 3C et PAQUID respectivement [26, 33]. L’étude AMI a estimé ce taux à 113/1 000 [34]. Chez les patients de plus de 70 ans, il est estimé à 70/1 000 patients dans une étude menée dans les Bouches-du-Rhône [35]. Chez les patients de plus de 75 ans, il est estimé à 178/1 000 patients dans l’étude PAQUID à 10 ans, chez des patients indemnes de démence à l’inclusion [21]. Dans cette étude, la prévalence était estimée à 65/1 000 entre 75 et 79 ans, 151/1 000 entre 80 et 84 ans, 276/1 000 entre 85 et 89 ans et 470/1 000 après 90 ans (tableau 1) (à consulter sur le site John Libbey Eurotext www.gpnv.fr). Le taux de prévalence est faible avant 65 ans ; ainsi, le taux de prévalence chez les patients de 40 ans ou plus a été estimé à 3,7/1 000 [36].
15 La démence d’Alzheimer est la plus fréquente des troubles neurocognitifs, en représentant environ 65 % chez les patients de plus de 65 ans [26] et 80 % chez les plus de 75 ans [21] (tableau 1) (à consulter sur le site John Libbey Eurotext www.gpnv.fr). Le taux de prévalence des troubles neurocognitifs majeurs vasculaires est estimé à 12 % et celui des troubles mixtes à 11 % dans l’étude PAQUID [26]. Dans une sous-population de 3 201 patients ayant eu un AVC (Dijon stroke registry), le taux de troubles neurocognitifs majeurs vasculaires atteint 20,4 % [37].
16 Dans les données issues des bases de données nationales, chez les patients de plus de 60 ans, le taux de prévalence des troubles neurocognitifs majeurs est estimé à 35-36/1 000 patients dans les bases régionales ou nationales d’assurance-maladie [29, 30].
Taux d’incidence des troubles neurocognitifs en France
17 Chez les patients de plus de 65 ans, le taux d’incidence des troubles neurocognitifs est estimé entre 13,1 et 18,6/1 000 personnes-années [27, 38]. Chez les patients de plus de 72 ans de l’étude 3C à Bordeaux, le taux était estimé à 16,8/1 000 personnes-années [39] (tableau 2) (à consulter sur le site John Libbey Eurotext www.gpnv.fr).
18 La démence d’Alzheimer représente environ 68 à 74 % des nouveaux cas incidents [23, 27]. Parmi les personnes de plus de 90 ans, ce taux peut atteindre 21/1 000 personnes-années, voire 67/1 000 personnes-années chez les femmes selon l’étude PAQUID [23] (tableau 3) (à consulter sur le site John Libbey Eurotext www.gpnv.fr). Le taux d’incidence des démences à corps de Lewy a été estimé à 1,1 pour 1 000 personnes-années [40].
Discussion
19 Les données épidémiologiques sur les troubles neurocognitifs en France sont essentiellement basées sur les cohortes PAQUID et Three-City, concernant environ 3 777 et 9 693 patients. Le taux de prévalence est estimé à environ 40/1 000 personnes après 60 ans et augmente progressivement à 180/1 000 après 75 ans. Le taux d’incidence est estimé entre 13 et 19/1 000 personnes-années.
20 Nous avons exclu de cette revue les études réalisées en soins secondaires, chez des patients plus âgés ou institutionnalisés, pouvant donner des taux de prévalence de démence plus élevés : par exemple, 34,3 % chez les 3 443 patients de 81 ± 8,3 ans de l’hôpital Charles-Foix [41], 67 % chez les 346 résidents d’une maison de retraite dans le Limousin [42], 34 % parmi 25 534 patients entrant en Ephad [43] ou 27,6 % parmi les demandeurs d’APA (troubles de la cohérence et/ou de l’orientation) [44]. De la même façon, nous avons exclu certaines données intermédiaires ou redondantes des cohortes PAQUID et 3C [45-50].
21 En Europe, le taux de prévalence des troubles neurocognitifs majeurs a été estimé à 1,5/1 000 chez les patients de 60 à 65 ans, 12/1 000 de 65 à 70 ans, 36/1 000 de 79 à 75 ans, 76/1 000 de 75 à 80 ans, 134/1 000 de 80 à 86 ans, 213/1 000 de 85 à 90 ans, 315/1 000 de 90 à 95 ans et 447/1 000 après 95 ans [51]. Les données de l’étude Eurodem entre 1980 et 1990 étaient similaires après 65 ans mais plus élevées, de l’ordre de 10/1 000, entre 60 et 65 ans [52].
22 Dans le monde, chez les patients de plus de 60 ans, le taux de prévalence des troubles neurocognitifs majeurs est estimé à 48,6/1 000 patients et le taux d’incidence à 17,2/1 000 personnes-années [53]. Dans d’autres études, le taux de prévalence est estimé à environ 6 % pour les patients de plus de 65 ans, 18 % après 75 ans et jusqu’à 40 % au-delà de 85 ans [54-56]. Ces résultats récents sont proches des chiffres trouvés dans les études françaises.
23 En France, en extrapolant les données sur échantillon, il a été estimé qu’environ 1 à 1,2 million de personnes souffraient de troubles neurocognitifs au début des années 2010, et que 3 millions de proches étaient impactés par cette maladie [57, 58]. Plusieurs scénarios prévisionnels ont été réalisés, pour estimer une prévalence à 1,75 million en 2030 [59] et 1,81 million en 2050 [60]. Ces scénarios demeurent théoriques, en supposant un vieillissement normal de la population, une prise en charge à l’identique des facteurs de risque principaux et l’absence de thérapeutique efficace pour ralentir l’apparition des troubles neurocognitifs majeurs.
24 Par ailleurs, si la prévalence des troubles neurocognitifs augmente en raison du vieillissement de la population, une diminution du taux de prévalence a été montrée depuis 3 décennies. Depuis 2005, plusieurs études montrent en effet une diminution du taux de prévalence de troubles neurocognitifs majeurs après 65 ans sur les 10 à 30 dernières années aux États-Unis [61-64], en Espagne [65], aux Pays-Bas [66], au Royaume-Uni [56], en Suède [67], au Danemark [68] ou en France [38]. Par exemple, au Royaume-Uni, chez les plus de 65 ans, ce taux est passé de 8,3 % en 1989-1994 (étude Cognitive function and ageing studing CFAS I) à 6,5 % en 2008-2011 (CFAS II) [56]. Cette diminution du taux de prévalence pourrait s’expliquer par la prévention, la meilleure prise en charge des facteurs de risque ou l’amélioration de la réserve cognitive, décalant l’âge de survenue des troubles neurocognitifs majeurs [69, 70]. Dans les cohortes sus-citées, une association a été évoquée avec l’amélioration du niveau d’éducation et de stimulation intellectuelle [38, 56, 61-63, 66, 68], l’amélioration de la qualité de vie et du bien-être psychosocial [28, 67, 68], l’amélioration des règles hygiéno-diététiques (activité physique, alimentation, diminution du tabagisme) [63, 65, 67], la diminution des infections [68], le meilleur contrôle des facteurs de risque cardiovasculaires [28, 56, 63, 65-67] et la diminution des AVC [61, 66]. Le taux de prévalence des différentes étiologies de troubles neurocognitifs peut également évoluer au fil des ans, en raison de changements de définitions ou de critères [13, 14, 28].
25 Une revue de littérature sur les données épidémiologiques françaises reste pertinente à côté des données européennes et mondiales. En effet, de nombreux facteurs de risque de troubles neurocognitifs sont mis en évidence et il existe des différences entre les pays quant à l’exposition à ces facteurs (génétiques ou environnementaux) [11]. Il existe également des différences régionales ; ainsi, en France, les Hauts-de-France représentent la région la plus concernée par la survenue des troubles neurocognitifs majeurs en France métropolitaine avec un taux estimé à 25,6/1 000 patients de plus de 40 ans (versus 19/1 000 en Corse) [57].
26 La prévalence des troubles neurocognitifs est difficile à estimer en raison notamment de son sous-diagnostic : il est estimé que 40 à 50 % des personnes ayant une maladie d’Alzheimer seraient diagnostiquées en Europe, notamment au stade prodromal [12]. Dans le monde, ce taux serait de 55 à 68 %, principalement en Chine et Inde, chez les hommes et avant 70 ans [71]. Ce sous-diagnostic pourrait néanmoins diminuer au fil de l’apparition de nouvelles thérapeutiques [72].
27 Les données d’épidémiologie des troubles neurocognitifs en France proviennent principalement de trois sources : deux cohortes prospectives (PAQUID et 3C) et les grandes bases de données (SNIIRAM, données du RSI, PMSI). Les informations des cohortes sont fiables et validées ; ce sont les seules qui permettent une analyse fiable des données épidémiologiques, mais elles sont essentiellement limitées par leur coût. Les données du SNIIRAM ou PMSI ont l’avantage de ne pas être coûteuses (réutilisation de base de données), mais leur utilisation est plus délicate [73] ; en effet, il est notoire qu’un sous-diagnostic existe pour le diagnostic des troubles cognitifs et leur reconnaissance en ALD. Ainsi, le taux de 35/1 000 patients affectés dans les études sur grandes bases peut être considéré comme une évaluation basse chez les personnes de plus de 60 ans.
28 Les changements de définition et de critères ne peuvent pas être facilement suivis dans les cohortes. Ainsi, il existe un continuum des troubles neurocognitifs légers, sans retentissement notable sur l’autonomie, aux troubles neurocognitifs majeurs ou démences [6, 55]. Les premiers n’étaient pas retenus dans les définitions selon le DSM-III ou DSM-IV, utilisé par exemple dans la cohorte GuidAge [74]. De la même façon, il existe peu de données épidémiologiques françaises sur la répartition des différents diagnostics étiologiques au sein des troubles neurocognitifs et l’avènement des biomarqueurs physiopathologiques du liquide céphalo-rachidien et de l’imagerie métabolique permettent désormais de préciser les diagnostics. De nouvelles études utilisant ces nouveaux outils permettraient de proposer des données épidémiologiques plus fiables.
Points clés
- Les données épidémiologiques sur les troubles neurocognitifs en France sont essentiellement basées sur les cohortes PAQUID et Three-City, concernant environ 3 777 et 9 693 patients.
- Le taux de prévalence est estimé à environ 40/1 000 personnes après 60 ans et augmente progressivement à 180/1 000 après 75 ans.
- Le taux d’incidence est estimé entre 13 et 19/1 000 personnes-années.
- Les cohortes PAQUID et Three-City arrivent à leur terme : il est nécessaire de mettre en place de nouvelles cohortes prospectives en population générale pour suivre l’épidémiologie des troubles neurocognitifs en France.
Conclusion
29 Les troubles neurocognitifs affecteraient directement plus de 1,2 million de personnes en France et environ 2 cas sur 3 seraient attribués à une maladie d’Alzheimer. Le taux de prévalence est estimé à environ 40/1 000 personnes après 60 ans et augmente progressivement à 180/1 000 après 75 ans, pour atteindre près d’une personne sur deux après 90 ans. Le taux d’incidence est estimé entre 13 et 19/1 000 personnes-années, et semble diminuer légèrement au fil des décennies. Les cohortes PAQUID et 3C arrivent à leur terme ; malgré le développement des grandes bases de données (SNIIRAM, PMSI…), il semble nécessaire de continuer à mettre en place de nouvelles cohortes prospectives en population générale pour suivre l’épidémiologie des troubles neurocognitifs en France. À l’intersection entre un suivi de cohorte prospective et l’utilisation de grandes bases de données, l’exploitation des données médicales des médecins généralistes pourrait permettre d’affiner notre connaissance de l’épidémiologie des troubles neurocognitifs, et diminuer le sous-diagnostic en impliquant davantage les médecins de premier recours.
Liens d’intérêts :
Les auteurs déclarent ne pas avoir de lien d’intérêt en rapport avec cet article.Références
- 1. World Health Organization. ICD-11 – Mortality and morbidity statistics 2018. http://id.who.int/icd/entity/546689346.(accessed June 9, 2018).
- 2. Bateman R. Alzheimer’s disease and other dementias : advances in 2014. Lancet Neurol 2015 ; 14 : 4-6.
- 3. Bang J, Spina S, Miller BL. Non-Alzheimer’s dementia 1. Lancet 2015 ; 386 : 1672-82.
- 4. Walker Z, Possin KL, Boeve BF, Aarsland D. Non-Alzheimer’s dementia 2. Lancet 2015 ; 386 : 1683-97.
- 5. Dubois B, Feldman HH, Jacova C, Dekosky ST, Barberger-Gateau P, Cummings J, et al. Research criteria for the diagnosis of Alzheimer’s disease : revising the NINCDS-ADRDA criteria. Lancet Neurol 2007 ; 6 : 734-46.
- 6. American Psychiatric Association. DSM-III, DSM-IV, DSM-5 – Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux. Paris : Elsevier Masson, 2015.
- 7. Krolak-Salmon P, Letrilliart L, Ceccaldi M, Andrieu S, Guérin O, Dubois B, et al. Towards a national strategy on the diagnosis of neurocognitive disorders. A shared approach among the French national college of general practitioners and specialists of neurocognitive disorders. Presse Med 2018 ; 47 : 75-83.
- 8. Traynor BJ, Rademakers R. Dementia research-a roadmap for the next decade. JAMA Neurol 2017 ; 74 : 141-2.
- 9. Kuller LH. A new era for dementia epidemiology : Alzheimer’s disease, hardening of arteries, or just old age ? Eur J Epidemiol 2018 ; 33 : 613-6.
- 10. Mas JL, Alperovitch A, Derouesné C. Epidemiology of Alzheimer’s type dementia. Rev Neurol (Paris) 1987 ; 143 : 161-71.
- 11. Bellou V, Belbasis L, Tzoulaki I, Middleton LT, Ioannidis JPA, Evange-lou E. Systematic evaluation of the associations between environmental risk factors and dementia : an umbrella review of systematic reviews and meta-analyses. Alzheimers Dement 2017 ; 13 : 406-18.
- 12. Brooker D, Fontaine JL, Evans S, Bray J, Saad K. Public health guidance to facilitate timely diagnosis of dementia : Alzheimer’s cooperative valuation in Europe recommendations. Int J Geriatr Psychiatry 2014 ; 29 : 682-93.
- 13. Rochoy M, Chazard E, Gautier S, Bordet R. Vascular dementia encoding in the French nationwide discharge summary database (PMSI) : variability over the 2007-2017 period. Ann Cardiol Angeiol (Paris) 2018 [Epub ahead of print].
- 14. Rochoy M, Bordet R, Gautier S, Chazard E. Evolution of dementia related to the use of alcohol in the French nationwide summary database. Am J Alzheimers Dis Other Dement 2018 december 30 [Epub ahead of print]
- 15. Ferri CP, Prince M, Brayne C, Brodaty H, Fratiglioni L, Ganguli M, et al. Global prevalence of dementia : a Delphi consensus study. Lancet 2005 ; 366 : 2112-7.
- 16. World Health Organization. Dementia : a public health priority. Genève : WHO, 2012. http://www.who.int/mental_health/publications/dementia_report_2012/en/.(accessed June 9, 2018).
- 17. GBD 2015 disease and injury incidence and prevalence collaborators. Mortality and causes of death collaborators. Global, regional, and national incidence, prevalence, and years lived with disability for 310 diseases and injuries, 1990-2015 : a systematic analysis for the Global burden of disease study 2015. Lancet 2016 ; 388 : 1545-602.
- 18. Alpérovitch A, Amouyel P, Dartigues JF, Ducimetière P, Mazoyer B, Ritchie K, et al. Epidemiological studies on aging in France : from the PAQUID study to the Three-City study. C R Biol 2002 ; 325 : 665-72.
- 19. Dartigues JF, Gagnon M, Michel P, Letenneur L, Commenges D, Barberger-Gateau P, et al. The Paquid research program on the epidemiology of dementia. Methods and initial results. Rev Neurol (Paris) 1991 ; 147 : 225-30.
- 20. McKhann G, Drachman D, Folstein M, Katzman R, Price D, Stadlan EM. Clinical diagnosis of Alzheimer’s disease : report of the NINCDS-ADRDA Work Group under the auspices of department of health and human services task force on Alzheimer’s disease. Neurology 1984 ; 34 : 939-44.
- 21. Ramaroson H, Helmer C, Barberger-Gateau P, Letenneur L, Dartigues JF, PAQUID. Prevalence of dementia and Alzheimer’s disease among subjects aged 75 years or over : updated results of the PAQUID cohort. Rev Neurol (Paris) 2003 ; 159 : 405-11.
- 22. Letenneur L, Commenges D, Dartigues JF, Barberger-Gateau P. Incidence of dementia and Alzheimer’s disease in elderly community residents of south-western France. Int J Epidemiol 1994 ; 23 : 1256-61.
- 23. Letenneur L, Gilleron V, Commenges D, Helmer C, Orgogozo JM, Dartigues JF. Are sex and educational level independent predictors of dementia and Alzheimer’s disease ? Incidence data from the PAQUID project. J Neurol Neurosurg Psychiatry 1999 ; 66 : 177-83.
- 24. Dartigues JF, Helmer C, Letenneur L, Péres K, Amieva H, Auria-combe S, et al. PAQUID 2012 : illustration and overview. Geriatr Psychol Neuropsychiatr Vieil 2012 ; 10 : 325-31.
- 25. 3C Study Group. Vascular factors and risk of dementia : design of the Three-City Study and baseline characteristics of the study population. Neuroepidemiology 2003 ; 22 : 316-25.
- 26. Dufouil C, Richard F, Fiévet N, Dartigues JF, Ritchie K, Tzourio C, et al. APOE genotype, cholesterol level, lipid-lowering treatment, and dementia : the Three-City Study. Neurology 2005 ; 64 : 1531-8.
- 27. Montlahuc C, Soumare A, Dufouil C, Berr C, Dartigues JF, Poncet M, et al. Self-rated health and risk of incident dementia : a community-based elderly cohort, the 3C Study. Neurology 2011 ; 77(1) : 457-64.
- 28. Grasset L, Brayne C, Joly P, Jacqmin-Gadda H, Peres K, Foubert-Samier A, et al. Trends in dementia incidence: evolution over a 10-year period in france. Alzheimers Dement 2015 ; 11 : P219-20.
- 29. Boucherie Q, Gentile G, Chalanc¸ on C, Sciortino V, Blin O, Micallef J, et al. Long-term use of antipsychotics in community-dwelling dementia patients: prevalence and profile accounting for unobservable time bias because of hospitalization. Int Clin Psychopharmacol 2017 ; 32 : 13-9.
- 30. Tuppin P, Cuerq A, Weill A, Ricordeau P, Allemand H. Maladie d’Alzheimer et autres démences : identification, prise en charge et consommation de neuroleptiques chez les bénéficiaires du régime général (2007-2009). Rev Neurol (Paris) 2012 ; 168 : 152-60.
- 31. Bonin-Guillaume S, Martin G, Zafack J, Gentile G, Allaria-Lapierre V, Sciortino V, et al. Antipsychotic use in the cohort PACA-Alz in patients with Alzheimer’s disease and other dementia in 2010. Thérapie 2014 ; 69 : 213-22.
- 32. Dufouil C, Pereira E, Chêne G, Glymour MM, Alpérovitch A, Saubusse E, et al. Older age at retirement is associated with decreased risk of dementia. Eur J Epidemiol 2014 ; 29 : 353-61.
- 33. Letenneur L, Dequae L, Jacqmin H, Nuissier J, Decamps A, Barberger-Gateau P, et al. Prevalence of dementia in Gironde (France). Rev Epidemiol Sante Publique 1993 ; 41 : 139-45.
- 34. Pérès K, Brayne C, Matharan F, Grasset L, Helmer C, Letenneur L, et al. Trends in prevalence of dementia in French farmers from two epidemiological cohorts. J Am Geriatr Soc 2017 ; 65 : 415-20.
- 35. Obadia Y, Rotily M, Degrand-Guillaud A, Guelain J, Ceccaldi M, Severo C, et al. The PREMAP study : prevalence and risk factors of dementia and clinically diagnosed Alzheimer’s disease in Provence, France. Prevalence of Alzheimer’s disease in Provence. Eur J Epidemiol 1997 ; 13 : 247-53.
- 36. Munoz M, Boutros-Toni F, Preux PM, Chartier JP, Ndzanga E, Boa F, et al. Prevalence of neurological disorders in Haute-Vienne department (Limousin region-France). Neuroepidemiology 1995 ; 14 : 193-8.
- 37. Béjot Y, Aboa-Eboulé C, Durier J, Rouaud O, Jacquin A, Ponavoy E, et al. Prevalence of early dementia after first-ever stroke : a 24-year population-based study. Stroke 2011 ; 42 : 607-12.
- 38. Grasset L, Brayne C, Joly P, Jacqmin-Gadda H, Peres K, Foubert-Samier A, et al. Trends in dementia incidence : evolution over a 10-year period in France. Alzheimers Dement 2016 ; 12 : 272-80.
- 39. Helmer C, Malet F, Rougier MB, Schweitzer C, Colin J, Delyfer MN, et al. Is there a link between open-angle glaucoma and dementia ? The Three-City-Alienor Cohort. Ann Neurol 2013 ; 74 : 171-9.
- 40. Perez F, Helmer C, Dartigues JF, Auriacombe S, Tison F. A 15-year population-based cohort study of the incidence of Parkinson’s disease and dementia with Lewy bodies in an elderly French cohort. J Neurol Neurosurg Psychiatry 2010 ; 81 : 742-6.
- 41. Holstein J, Chatellier G, Piette F, Moulias R. Prevalence of associated diseases in different types of dementia among elderly institutionalized patients : analysis of 3,447 records. J Am Geriatr Soc 1994 ; 42 : 972-7.
- 42. Jesus P, Desport JC, Massoulard A, Villemonteix C, Baptiste A, Gindre-Poulvelarie L, et al. Nutritional assessment and follow-up of residents with and without dementia in nursing homes in the Limousin region of France : a health network initiative. J Nutr Health Aging 2012 ; 16 : 504-8.
- 43. Atramont A, Rigault A, Chevalier S, Leblanc G, Fagot-Campagna A, Tuppin P. Characteristics, diseases and mortality of people admitted to nursing homes for dependent seniors during the first quarter of 2013 in France. Rev Epidemiol Santé Publique 2017 ; 65 : 221-30.
- 44. Carrin-Maudet C, Abidh L, Ganier MH, Schulz T, Refait D. Frequency of dementia and pre-dementia in elderly people requesting an Autonomy adapted assistance grant in the department of Nièvre. Sante Publique (Bucur) 2005 ; 17 : 293-300.
- 45. Helmer C, Letenneur L, Rouch I, Richard-Harston S, Barberger-Gateau P, Fabrigoule C, et al. Occupation during life and risk of dementia in French elderly community residents. J Neurol Neurosurg Psychiatry 2001 ; 71 : 303-9.
- 46. Nourhashémi F, Deschamps V, Larrieu S, Letenneur L, Dartigues JF, Barberger-Gateau P, et al. Body mass index and incidence of dementia : the PAQUID study. Neurology 2003 ; 60 : 117-9.
- 47. Helmer C, Peuchant E, Letenneur L, Bourdel-Marchasson I, Larrieu S, Dartigues JF, et al. Association between antioxidant nutritional indicators and the incidence of dementia : results from the PAQUID prospective cohort study. Eur J Clin Nutr 2003 ; 57 : 1555-61.
- 48. Larrieu S, Letenneur L, Helmer C, Dartigues JF, Barberger-Gateau P. Nutritional factors and risk of incident dementia in the PAQUID longitudinal cohort. J Nutr Health Aging 2004 ; 8 : 150-4.
- 49. Lenoir H, Dufouil C, Auriacombe S, Lacombe JM, Dartigues JF, Ritchie K, et al. Depression history, depressive symptoms, and incident dementia : the 3C Study. J Alzheimers Dis 2011 ; 26 : 27-38.
- 50. Stephan BCM, Tzourio C, Auriacombe S, Amieva H, Dufouil C, Alpérovitch A, et al. Usefulness of data from magnetic resonance imaging to improve prediction of dementia : population based cohort study. BMJ 2015 ; 350 : 2863.
- 51. Alexander M, Perera G, Ford L, Arrighi HM, Foskett N, Debove C, et al. Age-stratified prevalence of Mild cognitive impairment and dementia in European populations : a systematic review. J Alzheimers Dis 2015 ; 48 : 355-9.
- 52. Hofman A, Rocca WA, Brayne C, Breteler MM, Clarke M, Cooper B, et al. The prevalence of dementia in Europe : a collaborative study of 1980-1990 findings. Eurodem Prevalence Research Group. Int J Epidemiol 1991 ; 20 : 736-48.
- 53. Fiest KM, Jetté N, Roberts JI, Maxwell CJ, Smith EE, Black SE, et al. The prevalence and incidence of dementia : a systematic review and meta-analysis. Can J Neurol Sci 2016 ; 43(Suppl. 1) : S3-50.
- 54. Berr C, Akbaraly TN, Nourashemi F, Andrieu S. Épidémiologie des démences. Presse Médicale 2007 ; 36 : 1431-41.
- 55. Larson EB, Yaffe K, Langa KM. New insights into the dementia epidemic. N Engl J Med 2013 ; 369 : 2275-7.
- 56. Matthews FE, Arthur A, Barnes LE, Bond J, Jagger C, Robinson L, et al. A two-decade comparison of prevalence of dementia in individuals aged 65 years and older from three geographical areas of England : results of the Cognitive function and ageing study I and II. Lancet 2013 ; 382 : 1405-12.
- 57. Institut de veille sanitaire. L’état de santé de la population en France. InVS, 2017.
- 58. Helmer C, Grasset L, Peres K, Dartigues J. Évolution temporelle des démences : état des lieux en France et à l’internationale. Bull Epidemiol Hebd 2016 ; 28-29 : 467-73.
- 59. Jacqmin-Gadda H, Alperovitch A, Montlahuc C, Commenges D, Leffondre K, Dufouil C, et al. 20-year prevalence projections for dementia and impact of preventive policy about risk factors. Eur J Epidemiol 2013 ; 28 : 493-502.
- 60. Mura T, Dartigues JF, Berr C. How many dementia cases in France and Europe ? Alternative projections and scenarios 2010-2050. Eur J Neurol 2010 ; 17 : 252-9.
- 61. Manton KC, Gu XL, Ukraintseva SV. Declining prevalence of dementia in the US elderly population. Adv Gerontol 2005 ; 16 : 30-7.
- 62. Langa KM, Larson EB, Karlawish JH, Cutler DM, Kabeto MU, Kim SY, et al. Trends in the prevalence and mortality of cognitive impairment in the United States : is there evidence of a compression of cognitive morbidity ? Alzheimers Dement 2008 ; 4 : 134-44.
- 63. Rocca WA, Petersen RC, Knopman DS, Hebert LE, Evans DA, Hall KS, et al. Trends in the incidence and prevalence of Alzheimer’s disease, dementia, and cognitive impairment in the United States. Alzheimers Dement 2011 ; 7 : 80-93.
- 64. Satizabal CL, Beiser AS, Chouraki V, Chêne G, Dufouil C, Seshadri S. Incidence of dementia over three decades in the Framingham Heart Study. N Engl J Med 2016 ; 374 : 523-32.
- 65. Lobo A, Saz P, Marcos G, Dia JL, De-la-Camara C, Ventura T, et al. Prevalence of dementia in a southern European population in two different time periods : the ZARADEMP Project. Acta Psychiatr Scand 2007 ; 116 : 299-307.
- 66. Schrijvers EMC, Verhaaren BFJ, Koudstaal PJ, Hofman A, Ikram MA, Breteler MMB. Is dementia incidence declining ? Trends in dementia incidence since 1990 in the Rotterdam Study. Neurology 2012 ; 78 : 1456-63.
- 67. Qiu C, von Strauss E, Bäckman L, Winblad B, Fratiglioni L. Twenty-year changes in dementia occurrence suggest decreasing incidence in central Stockholm, Sweden. Neurology 2013 ; 80 : 1888-94.
- 68. Christensen K, Thinggaard M, Oksuzyan A, Steenstrup T, Andersen-Ranberg K, Jeune B, et al. Physical and cognitive functioning of people older than 90 years : a comparison of two Danish cohorts born 10 years apart. Lancet 2013 ; 382 : 1507-13.
- 69. Lee Y. The recent decline in prevalence of dementia in developed countries : implications for prevention in the Republic of Korea. J Korean Med Sci 2014 ; 29 : 913-8.
- 70. Chibnik LB, Wolters FJ, Bäckman K, Beiser A, Berr C, Bis JC, et al. Trends in the incidence of dementia : design and methods in the Alzheimer Cohorts Consortium. Eur J Epidemiol 2017 ; 32 : 931-8.
- 71. Lang L, Clifford A, Wei L, Zhang D, Leung D, Augustine G, et al. Prevalence and determinants of undetected dementia in the community : a systematic literature review and a meta-analysis. BMJ Open 2017 ; 7 : e011146.
- 72. Commenges D, Joly P, Letenneur L, Dartigues JF. Incidence and mortality of Alzheimer’s disease or dementia using an illness-death model. Stat Med 2004 ; 23 : 199-210.
- 73. Boudemaghe T, Belhadj I. Data resource profile: the French national uniform hospital discharge data set database (PMSI). Int J Epidemiol 2017 ; 46 : 392-1392.
- 74. Vellas B, Coley N, Ousset P-J, Berrut G, Dartigues JF, Dubois B, et al. Long-term use of standardised Ginkgo biloba extract for the prevention of Alzheimer’s disease (GuidAge) : a randomised placebo-controlled trial. Lancet Neurol 2012 ; 11 : 851-9.
Mots-clés éditeurs : démence, épidémiologie, études de cohortes, France, incidence, prévalence
Date de mise en ligne : 15/11/2023
https://doi.org/10.1684/pnv.2018.0778