Éditorial
- Par Pascale Jeambrun
Pages 5 à 6
Citer cet article
- JEAMBRUN, Pascale,
- Jeambrun, Pascale.
- Jeambrun, P.
https://doi.org/10.3917/ptc.155.0005
Citer cet article
- Jeambrun, P.
- Jeambrun, Pascale.
- JEAMBRUN, Pascale,
https://doi.org/10.3917/ptc.155.0005
Notes
-
[1]
Les voyages d’études médicales aux eaux minérales françaises (1899-1934). In Florilège thermal, 2006:507-518.
1 Êtes-vous féministe ? Nous allons le savoir !
2 Une chose me choque depuis longtemps : l’emploi du mot ‟femelle” dans les communications et articles avec son pendant mâle, bien sûr. Pourquoi ai-je réagi au congrès de l’Ismh ? Je ne saurais le dire. Mais je sais, depuis longtemps, que je me sens humiliée, ravalée au rang d’un animal, confortée dans ce sens par la définition du Larousse qui en rajoute une couche : terme populaire et péjoratif. Par contre, au mâle sont attribués énergie, force, courage, etc. Et les Anglo-saxons n’emploient que ces termes. Ils ont pourtant les mêmes termes woman/man (femme/homme) que les Latins que nous sommes. Comment les imposer ? À nous de réagir lorsqu’ils sont employés. Je compte sur vous !
3 Et pour poursuivre avec les changements de terme, nous devons imposer crénobalnéothérapie en remplacement de thermalisme ou spa-thérapie correspondant mieux à la définition et à l’origine de notre spécialité.
4 Six indications sur 12 ont été étudiées en 2017 lors des Journées de médecine thermale. En 2018 la dermatologie et les affections des muqueuses bucco-linguales ont été analysées, toujours à partir d’un dialogue entre un médecin thermal et un universitaire de la spécialité. La prise en charge des brûlures n’a pas été oubliée avec une place importante donnée à la crénobalnéothérapie dans la préparation à la chirurgie des reprises de séquelles (entre autres).
5 La rubrique Travaux originaux concerne trois études issues des mémoires de capacitaires, Saujon, Bourbon-Lancy et une enquête des curistes affiliés à la Mutualité sociale agricole de Lorraine. Celle de Saujon applique le lâcher-prise à la crénobalnéothérapie qui pourrait être une nouvelle facette de notre prise en charge, ici dans les affections psychosomatiques, mais également dans les autres indications. Voici un travail précurseur à suivre. La deuxième étudie les motifs des arrêts de cure chez 55 patients où il s’agit de dépister les profils de ‟curiste fragile” et de ‟cure plus à risque” avec une prévention possible. L’enquête de la MSA confirme que les curistes sont majoritairement des retraités avec des affections de longue durée ou d’origine professionnelle. Il serait intéressant de ne pas limiter l’étude à la Lorraine et de pouvoir faire des comparaisons dans le monde agricole.
6 Dans la rubrique Documents, vous apprendrez ce qu’est l’halothérapie et pour rester en Roumanie, vous saurez comment s’exerce la médecine thermale dans ce pays.
7 Une excellente nouvelle : les ‟petits voyages d’études médicales” renaissent sous l’impulsion du Collège des enseignants en médecine thermale, le premier ayant eu lieu en 1920 ! [1]. Les étudiants des DIU et de la capacité se sont retrouvés dans les stations thermales des Vosges, d’Auvergne et d’Occitanie au cours de séminaires et nous en avons le récit grâce au Pr Gisèle Kanny. Une suggestion : il faudrait profiter de ces VEM pour vanter les mérites de notre Société savante et susciter adhésions et abonnements à notre très chère revue.
8 Et une très bonne nouvelle : le Conseil national de l’Ordre des médecins reconnaît que le DIU autorise droit au titre de médecin thermal.
9 Belle victoire du Pr Christian Hérisson !
10 Autre bonne nouvelle : le jumelage de la Société française de phlébologie et de notre Société avec des réunions communes. Merci au Pr Patrick Carpentier !
11 Osons augurer d’autres associations et pourquoi pas d’une politique éditoriale commune.
12 En direct des stations est consacré à la IVe Université du Thermalisme à Nancy.
13 Le 43ème congrès de l’Ismh s’est tenu au Portugal, à Amarante pour lequel il faut toujours regretter la persistence d’une périodicité annuelle.
14 Deux livres reçus cette année, avec La médecine thermale, données scientifiques de Patrice Queneau et Christian Roques, qui est la nouvelle bible de la crénobalnéothérapie et un regret : l’absence de notre Société savante en tant que telle, et un ouvrage d’Olivier Dubois, Thermalisme, voie de guérison naturelle, exemple à suivre par d’autres stations.
15 Bernard Graber-Duvernay nous a quittés. Rédacteur en chef pendant 8 ans, il a façonné notre revue et lui a donné ses lettres de noblesse. Qu’il en soit ici remercié et que sa famille soit assurée que nous ne l’oublierons pas !