Éditorial
- Par Pascale Jeambrun
Pages 5 à 6
Citer cet article
- JEAMBRUN, Pascale,
- Jeambrun, Pascale.
- Jeambrun, P.
https://doi.org/10.3917/ptc.156.0005
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- Jeambrun, P.
- Jeambrun, Pascale.
- JEAMBRUN, Pascale,
https://doi.org/10.3917/ptc.156.0005
1 Les travaux de la Société française de médecine thermale ont porté sur les indications de la rhumatologie qui représente 80 % des curistes. Il faut saluer, ici, le travail de fond, très didactique de notre duo aixois, et d’autres, car les prescripteurs de la crénobalnéothérapie trouveront toutes les réponses pour leurs patients : rhumatisants bien sûr, avec entre autres, ceux sous biothérapie, souffrant de fibromyalgie, d’algodystrophie, après ou avant prothèse réactualisant ainsi le concept de crénochirurgie. Neuf orientations ont été étudiées. Restent la phlébologie, les maladies cardio-artérielles et la gynécologie. Il serait important, et bienvenu, de colliger tous ces travaux et de les diffuser largement auprès de nos confrères.
2 La rubrique Travaux originaux concerne une étude dacquoise sur les effets indésirables d’une crénobalnéothérapie en recensant les admissions au service d’urgence de la ville en 2016 et 2017 : 1 431 des 122 579 curistes soit 1,68 %. Ce premier registre doit être continué et servir d’exemple aux autres stations.
3 Dans la rubrique Documents vous trouverez une enquête d’un capacitaire de Dax, où il est noté un manque crucial des données sur les patients reçus. La mise en place d’une plateforme numérique de parcours de soins en médecine thermale est une solution qui pourrait faciliter le travail de nos confrères surchargés.
4 Notre Société doit être le moteur de cette plateforme numérique, comme pour la tenue, dans chaque station, d’un registre des effets indésirables. Cela permettrait d’impliquer nos confrères et qu’ils découvrent, enfin, ce que notre Société peut leur apporter.
5 L’équipe de Nancy a étudié l’autre versant de la crénobalnéothérapie en analysant le point de vue du médecin prescripteur. Il ne faut plus que notre spécialité soit prescrite en cas d’échec des autres thérapeutiques mais qu’elle trouve sa place dans le parcours de soins de nos patients dans les douze domaines médicaux reconnaissant son utilité. Pour cela nous devons faire connaître nos travaux (voir plus haut).
6 L’article suivant se veut un hommage au travail de Michel Boulangé qui a présidé le Haut comité du thermalisme entre 1984 et 1991, instance supprimée en 2003, ses travaux étant répartis entre les nouvelles instances d’expertise sanitaire nationale, notamment l’Académie nationale de médecine ou la Haute autorité de santé. Et où l’on s’aperçoit que le Syndicat des médecins thermaux avait une plus grande représentativité que notre Société.
7 Les “petits voyages d’études médicales” continuent. Soixante-huit étudiants des DIU et de la capacité se sont retrouvés dans les stations thermales de Lorraine, d’Occitanie et de Rhône-Alpes grâce au Collège des enseignants en médecine thermale.
8 Ce chiffre est de bon augure pour la relève des médecins thermaux.
9 En direct des stations est riche en événements : Dax, Saujon et Nancy sont à l’honneur avec des sujets divesifiés comme l’innovation en médecine thermale pour la première, le lacher prise et le burn-out pour la deuxième et la Vème édition de l’université du thermalisme pour la troisième.
10 Le 44ème congrès de l’Ismh s’est tenu en Pologne, à Wieliczka, au sein de ses célèbres mines de sel classées au Patrimoine mondial de l’humanité. Vous trouverez également les résumés des communications des Français appartenant tous à notre Société. Ceci est une introduction ou une présentation plutôt qu’un éditorial ?
11 Ce qui va suivre est plutôt un billet d’humeur.
12 Beaucoup de questions se posent à propos de notre revue.
13 Le contenu est de plus en plus difficile à trouver. La profession ne se mobilise pas assez car nombre d’interventions sont faites sans laisser de traçes et c’est préjudiciable pour tous. On a eu des articles d’origine européenne, en anglais, mais nous ne sommes plus sollicités. Nous avions une rubrique “le thermalisme dans le monde”. Le Japon n’a jamais répondu. Moins d’une cinquantaine d’abonnés comme de cotisants : tout est dit avec ce chiffre. Le thermalisme se porte mieux pourtant et nos confrères, débordés, n’ont pas de temps à consacrer à notre revue.
14 Nous ne sommes pas assez attractifs ? Pourtant c’est ici, et uniquement ici, que nos confrères trouveront les études susceptibles de les aider dans leur exercice. Chaque année La Presse Thermale et Climatique est distribuée gratuitement aux capacitaires et aux étudiants de DIU mais ce n’est pas pour autant que les abonnements augmentent ! Mettre en place un courrier des lecteurs pour avoir un retour ?
15 Une nouveauté cependant : un bulletin d’abonnement est inséré en fin de volume.
16 Il faut que nous impliquions davantage nos confrères à nos travaux. Une piste est donnée plus haut avec les études dacquoises qui méritent d’être exploitées au plan national.
17 Nous lançons un appel aux Sociétés médicales de chaque station pour qu’elles se fassent connaître auprès de la rédaction afin que nous puissions travailler ensemble.