Histoire de l’hydrothérapie à travers la psychiatrie
- Par Olivier Dubois
Pages 477 à 482
Citer cet article
- DUBOIS, Olivier,
- Dubois, Olivier.
- Dubois, O.
https://doi.org/10.3917/ptc.hs1.0477
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https://doi.org/10.3917/ptc.hs1.0477
L’hydrothérapie est le traitement le plus constant de la médecine et le plus ancien de la psychiatrie puisqu’elle trouve son origine dans une utilisation à visée thérapeutique dès le VIIIe siècle avant Jésus-Christ.
Des quatre éléments essentiels de l’univers (feu, terre, air, eau), elle est celui qui est le plus lié au phénomène biologique : la vie se développe en sa présence et disparaît en son absence.
Trois fonctions lui ont été attribuées :
la première est symbolique et en rapport avec son cycle. Issue du ciel, l’eau pénètre dans la terre d’où, après un séjour prolongé, elle émerge à une distance plus ou moins grande de son point de pénétration. Pendant ce trajet, le plus souvent de plusieurs siècles, elle s’est imprégnée du “secret des abîmes”, les dieux demeurant dans la conception religieuse antique dans les espaces souterrains, d’où le pouvoir de divination qui lui est associé et son caractère sacré de “don des dieux”.
la seconde fonction de l’eau est de purification. Elle réduit les aspérités et supprime les impropretés tant physiques que morales.
la troisième fonction est thérapeutique. Dans son trajet souterrain, l’eau a absorbé des minéraux qui, intervenant dans sa conception chimique, procure des effets bénéfiques aptes à agir efficacement sur l’organisme.
Initialement, la visée thérapeutique de l’eau était pratiquée par des prêtres médecins moyennant un rituel qui purifiait le malade et était accompagné de sacrifices afin d’apaiser la colère des dieux…
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