Les voyages d’études médicales aux eaux minérales françaises (1899-1934)
- Par Pascale Jeambrun
Pages 507 à 516
Citer cet article
- JEAMBRUN, Pascale,
- Jeambrun, Pascale.
- Jeambrun, P.
https://doi.org/10.3917/ptc.hs1.0507
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- Jeambrun, P.
- Jeambrun, Pascale.
- JEAMBRUN, Pascale,
https://doi.org/10.3917/ptc.hs1.0507
Leçons de choses thermales, ainsi les appelait Guy Carron de la Carrière qui fut leur instigateur et leur organisateur avant même d’être admis à la Société d’hydrologie de Paris ! Ce qui fut fait en 1899, l’année de naissance de ces voyages, en tant que membre associé, catégorie réservée aux non hydrologues.
Pédiatre parisien, il utilisait ses vacances à visiter les stations thermales françaises dans le but unique de faire profiter ses petits patients de l’expérience ainsi acquise. Peu à peu l’idée lui vint de faire faire aux autres ce qu’il avait imaginé pour lui-même, convaincu qu’en matière d’indications thérapeutiques, rien ne vaut le souvenir des choses vues et vécues1.
C’est ainsi que fut organisé le premier voyage du 2 au 13 septembre 1899 dans les stations du Centre et de l’Auvergne. Il y eut 97 participants dont 28 étrangers venant du Danemark, de la Suède, de la Norvège, de la Belgique et de la Hollande. Le comité de patronage comprenait rien de moins que 8 membres de l’Académie de médecine (sur 11) et la direction scientifique était assurée par le Pr Louis-Théophile-Joseph Landouzy, professeur de thérapeutique à la faculté de médecine de Paris, doyen et académicien. Il était précisé dans l’annonce que seuls étaient admis les médecins français et étrangers, les étudiants en médecine et… les femmes des médecins accompagnant leur mari (la morale est sauve !) ; ces vaillantes compagnes des médecins-voyageurs qui émaillaient la colonne comme les fleurs les prairies…
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