Anaplasmoses, borréliose de Lyme et ehrlichiose chez le chien
- Par Clémence Peyron
Pages 24 à 29
Citer cet article
- PEYRON, Clémence,
- Peyron, Clémence.
- Peyron, C.
https://doi.org/10.1051/npvcafe/2025040
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- Peyron, Clémence.
- PEYRON, Clémence,
https://doi.org/10.1051/npvcafe/2025040
Les maladies vectorielles peuvent constituer un défi diagnostique : signes cliniques parfois frustres, pathologie méconnue, incidence souvent sous-estimée et nombreux tests disponibles, au point qu’il est facile de s’y perdre. L’objectif de cet article est de faire le point sur ces affections en axant le propos sur les aspects clinique et pratique.
Selon l’agent infectieux, les cellules infectées et le mode d’expression de la maladie peuvent varier (cf. paragraphe dédié à chaque maladie) (Tableau 1). C’est le cas notamment des bactéries du genre Anaplasma sp. qui, selon les espèces, peuvent infecter les plaquettes ou les leucocytes.Anaplasma platys et A. phagocytophilum sont responsables des anaplasmoses observées en France.
Le mode de transmission d’Anaplasma platys n’est pas encore totalement élucidé, mais l’intervention de Rhipicephalus sanguineus est très probable [1]. L’incubation dure 8 à 15 jours et l’infection se traduit par une thrombopénie intermittente.
La transmission d’Anaplasma phagocytophilum nécessite un repas sanguin de plusieurs heures par Ixodes ricinus [2]. L’incubation chez l’hôte dure de 1 à 2 semaines. A. phagocytophilum infecte principalement les neutrophiles, mais aussi les éosinophiles. Les cellules infectées peuvent être retrouvées dans le sang, la rate, le foie et la moelle osseuse.Ehrlichia canis est la seule espèce rencontrée en France et en Europe [3] ; nous ne parlerons donc pas d’autres Ehrlichia pouvant infecter le chien sur le continent Nord-Américain te…
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