La santé en Chine
Pages 87 à 112
Citer cet article
- DURAND-DROUHIN, Jean-Louis,
- Durand-Drouhin, Jean-Louis.
- Durand-Drouhin, J.-L.
https://doi.org/10.3917/seve.030.0087
Citer cet article
- Durand-Drouhin, J.-L.
- Durand-Drouhin, Jean-Louis.
- DURAND-DROUHIN, Jean-Louis,
https://doi.org/10.3917/seve.030.0087
Notes
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[1]
Indice statistique composite qui prend en considération l’espérance de vie, le niveau d’alphabétisation des adultes, le PIB par habitant.
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[2]
Organisation administrative :
- 31 unités de niveau provincial : 22 provinces, cinq régions autonomes (Guangxi, Mongolie intérieure, Ningxia, Tibet, Xinjiang), quatre municipalités (Pékin, Shanghai, Tianjin, Chongqing),
- 333 préfectures,
- 2 861 districts comprenant 1 642 districts ruraux, 374 villes et 845 districts hautement urbanisés,
- 44 000 bourgades rurales et villes moyennes,
- 680 000 villages ruraux ou urbanisés.
-
[3]
En 2004, la répartition des ressources financières s’établissait ainsi : 3 % au niveau central, 22 % au niveau provincial, 32 % des préfectures, 43 % des districts.
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[4]
Sans prendre en compte les hôpitaux de médecine traditionnelle chinoise (environ 2 700), les hôpitaux de niveau provincial, de district, les centres hospitaliers maternels et infantiles, les hôpitaux psychiatriques, soit environ 35 000 établissements correspondent schématiquement à ce que nous nommons « hôpital » (de l’hôpital local au CHU). Les autres (centres hospitaliers communautaires et dispensaires) s’apparentent plutôt dans la terminologie occidentale à des structures de premier recours, proches des dispensaires.
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[5]
Les « quatre modernisations » de 1978 promues par Deng Xiao Ping : l’agriculture, la défense nationale, l’industrie, avec la création en 1980 des zones économiques spéciales, les sciences et les technologies.
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[6]
Yang Y., Yang D., « Community health services centers in China, not always trusted by populations they serve? », China Economic Review, 2009, doi:10.1016/j. chieco.2009.04.004.
-
[7]
Ce concept voit officiellement le jour en 2003 lors de la 3e session du comité central du XVIe congrès du PCC.
-
[8]
Il s’agit de Anshan (Liaonig), Zhenjiang (Jiangsu), Weifang (Shandong), Xiamen (Fujian) et Shenzhen (Guangdong) à l’est, Qitaihe (Heilongjiang), Wuhu et Ma’anshan (Anhui), Luoyang (Henan), Ezhou (Hubei), Zhuzhou (Hunan) au centre, Zunyi (Guizhou), Kunming (Yunnan), Baoji (Shanxi) et Xining (Qinghai) à l’ouest. Les sujets visés : le système de soins et la gestion en général des hôpitaux publics (statut juridique, fonctionnement et gestion internes, financement, contrôle, internat, partenariat, secteur hospitalier privé).
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[9]
Selon Gu Xin (Health Care Reform Review, 12 février 2009), sur les 850 milliards de yuans prévus pour le financement du plan 2009-2011, seulement 50 seraient affectés à la réforme des hôpitaux.
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[10]
Ambassade de France en Chine, Conseiller pour les affaires sociales, « Vers un renouveau du secteur privé hospitalier », Chine, chronique sociale, n° 17, 2-4, nov.-déc. 2010.
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[11]
Réalisée sous l’égide du Centre de gestion des ressources humaines du ministère de la santé et des services de coopération de l’ambassade d’Italie en Chine (The Chinese health care system at the crossroads: the issue of accessibility and reform perspectives), cette enquête a été effectuée dans six districts des provinces du Hebei, de Mongolie intérieure et du Shaanxi. Elle a été présentée en juin 2009 à l’Institut culturel italien de Pékin.
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[12]
Sarah Barber (in : O’Leary M. (dir.), China Health Reform Update, WHO, octobre 2010) confirme ces premiers résultats tangibles en faisant remarquer que les interruptions de traitement à l’hôpital dus aux coûts étaient passés de 28 % en 2003 à 13 % en 2008.
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[13]
D’après : La santé en Chine, Bureau de la conseillère pour les affaires sociales, ambassade de France à Pékin, 2010.
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[14]
Propos recueillis par Delphine Chardon, Le Quotidien du médecin, 19 octobre 2010.
Résumé
La question de l’accès à la santé et à une médecine de qualité constitue pour les autorités chinoises un enjeu majeur pour réduire les inégalités, assurer la stabilité sociale et confirmer la viabilité du modèle de développement chinois. À la suite du désengagement de l’État à la fin des années 1970, une majorité de la population, sans couverture sociale, a cessé d’accéder aux structures de soins, accentuant les inégalités, notamment entre les villes et les campagnes. La réforme du système de santé de 2008, primordiale pour l’avenir du pays, a pour objectif d’assurer à la totalité de la population urbaine et rurale une couverture de soins minimum grâce a un système d’assurance maladie, de rendre accessible les médicaments de base, de moderniser et développer les hôpitaux et les structures sanitaires de premiers recours, en particulier au profit des populations des campagnes.
Health in China
Health in China
For the Chinese authorities, providing access to quality health care and medicine is fundamental to reducing inequality, ensuring social stability and confirming the viability of the Chinese development model. After the state opt-out of the late 1970s, the majority of the population, lacking a public safety net, no longer accessed health facilities, which added to existing inequalities, especially between urban and rural areas. The reform of the health system in 2008, critical to the future of the country, aims to provide the entire urban and rural population with a minimum of health care coverage through a health insurance system, making basic medicines available, modernizing and upgrading the hospitals and the primary health care facilities, all with particular benefit for the rural populations.