Déterminants favorisant l’installation des médecins généralistes en zones sous-denses
Étude quantitative menée sur l’Ariège, le Comminges et le Gers
- Par Alexandre Samadi
- et Jordan Birebent
Pages 320 à 324
Citer cet article
- SAMADI, Alexandre
- et BIREBENT, Jordan,
- Samadi, Alexandre.
- et al.
- Samadi, A.
- et Birebent, J.
https://doi.org/10.1684/med.2024.1008
Citer cet article
- Samadi, A.
- et Birebent, J.
- Samadi, Alexandre.
- et al.
- SAMADI, Alexandre
- et BIREBENT, Jordan,
https://doi.org/10.1684/med.2024.1008
La France connaît une décroissance du nombre de médecins généralistes en exercice (–11 % entre 2012 et 2023) [1] dans un contexte de vieillissement global de sa population et d’augmentation de la consommation de soins [2]. Ce phénomène va s’aggraver encore dans les prochaines années selon les projections de la DREES (Direction de la Recherche, des Études, de l’Évaluation et des Statistiques). L’amélioration de la densité médicale « standardisée », c’est-à-dire pondérée avec la démographie et l’augmentation de la consommation de soin de la population, n’est prévue qu’après 2035 [3].
Ce phénomène s’accompagne d’un accroissement des inégalités territoriales. Les territoires ruraux en subissent particulièrement les conséquences avec un recul plus marqué de la densité de médecins généralistes (–24 % dans le Gers, –18 % en Ariège entre 2010 et 2023 [4]). Les disparités peuvent se retrouver au sein même des départements avec une attractivité moindre des territoires ruraux, comme en Haute-Garonne où l’essentiel des installations depuis moins de 25 ans se distribue dans l’aire urbaine toulousaine [5], au détriment des zones rurales du département.
L’État et les collectivités locales tentent de répondre à ces inégalités territoriales par divers moyens : augmentation du nombre d’étudiants admis, aides financières à l’installation, incitation au regroupement de professionnels, financement de locaux de santé ou création de postes salariés. En dépit de toutes ces actions, l’Occitanie reste couverte par des zones sous-denses : excepté les métropoles toulousaine et montpelliéraine, l’essentiel du territoire, dont des départements entiers, sont classés ZIP (zones d’intervention prioritaire, les plus fragiles) ou ZAC (zones d’action complémentaire, fragiles à un niveau moindre) [6] par l’Agence Régionale de Santé…
Mots-clés éditeurs : médecins généralistes, motivation, zone sous-médicalisée
Date de mise en ligne : 10/10/2024
https://doi.org/10.1684/med.2024.1008Cet article est en accès conditionnel
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