Stress post-traumatique lié à la violence chez les mères de très jeunes enfants : quel impact sur la relation mère-enfant et le développement précoce ? Un modèle d’intervention informé par les données d’une étude neuroscientifique
- Par D. S. Schechter,
- S. Rusconi Serpa
- et A. Frei
Pages 95 à 103
Citer cet article
- SCHECHTER, D. S.,
- SERPA, S. Rusconi
- et FREI, A.,
- Schechter, D. S..,
- et al.
- Schechter, D.-S.,
- Serpa, S.-R.
- et Frei, A.
https://doi.org/10.3166/rmp-2024-0225
Citer cet article
- Schechter, D.-S.,
- Serpa, S.-R.
- et Frei, A.
- Schechter, D. S..,
- et al.
- SCHECHTER, D. S.,
- SERPA, S. Rusconi
- et FREI, A.,
https://doi.org/10.3166/rmp-2024-0225
Notes
-
[1]
Cet article est paru dans la revue L’Information psychiatrique. Schechter D, Serpa S, Frei A. Stress post-traumatique lié à la violence chez les mères de très jeunes enfants : quel impact sur la relation mère-enfant et le développement précoce ? Un modèle d’intervention informé par les données d’une étude neuroscientifique. L’Information psychiatrique 2023 ; 99 (1) : 43-50 doi:10.1684/ipe.2023.2537.Nous remercions la rédaction et les auteurs de nous permettre de le republier dans Périnatalité.
La régulation mutuelle des émotions et de l’excitation au sein de la relation parent-nourrisson est essentielle au développement de l’autorégulation de l’enfant au cours des cinq premières années de sa vie. L’acquisition de l’autorégulation des émotions vers l’âge de 4 à 5 ans est essentielle pour la socialisation et l’apprentissage. C’est pourquoi nous posons la question suivante : comment la psychopathologie parentale qui compromet la capacité du parent d’autorégulation et de régulation mutuelle des émotions a-t-elle un impact sur la relation parent-nourrisson et sur le développement socio-émotionnel ultérieur de l’enfant au cours d’une période de développement particulièrement sensible ? Le trouble de stress post-traumatique (TSPT) parental est l’une de ces formes de psychopathologie. Cet article se concentrera spécifiquement sur le TSPT lié à la violence interpersonnelle (TSPT-VIP), qui est souvent de nature chronique et complexe. Le diagnostic du TSPT requiert l’expérience d’une menace potentiellement mortelle, à savoir le ou les événements traumatiques et les groupes de symptômes décrits dans le DSM-5 [1]. Cette expérience de menace n’est contenue ni dans le temps ni dans l’espace [2]. Les traces mnésiques de la violence interpersonnelle sont activées en raison de rappels intrapsychiques ou d’expériences externes avec d’autres personnes, y compris celles impliquant l’enfant. Les symptômes du TSPT peuvent tous avoir un impact sur la disponibilité émotionnelle du parent à la régulation mutuelle pendant le développement précoce…
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