Article de revue

Hors case, point de salut

Page 49

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  • Henry, A.
(2023). Hors case, point de salut. Pratiques, les cahiers de la médecine utopique, 102(3), 49-49. https://doi.org/10.3917/prat.102.0049.

  • Henry, Adrien.
« Hors case, point de salut ». Pratiques, les cahiers de la médecine utopique, 2023/3 N° 102, 2023. p.49-49. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/revue-pratiques-2023-3-page-49?lang=fr.

  • HENRY, Adrien,
2023. Hors case, point de salut. Pratiques, les cahiers de la médecine utopique, 2023/3 N° 102, p.49-49. DOI : 10.3917/prat.102.0049. URL : https://stm.cairn.info/revue-pratiques-2023-3-page-49?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/prat.102.0049


Notes

  • [1]
    Le serpent qui se mord la queue.

De ma place de travailleur social en milieu ouvert (les éducs allant dans les familles sur demande du juge des enfants ou du Conseil départemental), je suis amené à accompagner les familles dans la prise en charge de leurs enfants sur tous les volets nécessaires – médicaux, scolaires, administratifs, etc.
Le constat est assez clair : la précarisation augmente de fait les tensions pour les parents, par ricochet sur les enfants. La dégradation des conditions de travail et des formations initiales dans les services publics aussi. Point de médecin, d’orthophoniste ou d’accompagnant d’élèves en situation de handicap en nombre suffisant. Dès lors, les professionnels en première ligne ont besoin de solutions rapides. L’école est ainsi souvent la première à orienter les enfants sur des services publics de santé ou vers le médecin traitant ou le pédopsychiatre, si un élève a un comportement qui perturbe trop la classe. Loin de moi l’idée de condamner les professionnels scolaires sur ce point : ils n’ont plus ni le temps, ni les ressources pour s’autoriser le luxe de s’attarder un peu trop sur la situation d’un élève. Le malheur, c’est qu’il en va de même pour les professionnels de santé dans bon nombre de secteurs.
La dégradation des services publics n’est pas nouvelle, les professionnels concernés alertent sur ce point depuis des dizaines d’années. C’est simplement l’ouroboros, la spirale infernale sans fin : manque de temps donc manque de moyens, induisant un manque d’efficacité donc une aggravation des problématiques à traiter, puis une impossibilité d’accueillir l’enfant dans sa problématique propre…


Date de mise en ligne : 12/09/2024

https://doi.org/10.3917/prat.102.0049

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