La valeur du travail et son sens
- Par Caroline Luu
Pages 70 à 72
Citer cet article
- LUU, Caroline,
- Luu, Caroline.
- Luu, C.
https://doi.org/10.3917/prat.105.0070
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- Luu, C.
- Luu, Caroline.
- LUU, Caroline,
https://doi.org/10.3917/prat.105.0070
Dans l’ouvrage Pourquoi vivons-nous ?, l’anthropologue Marc Augé (2003) définit le travail comme un moteur de la cohésion sociale en entrant en jeu dans le sens de la vie et la perception du temps.
Parmi les notions relatives au travail est définie l’activité économique comme un échange de biens et de services monnayables. Les personnes dites actives occupent un emploi ou sont demandeuses d’emploi, tandis que celles dites inactives effectuent des activités qui ne font pas l’objet d’échanges monétaires (par exemple : les étudiants, les retraités, les femmes au foyer, etc.).
Selon le sociologue Vincent de Gaulejac (2002), pour être socialement reconnu et avoir un statut ainsi qu’une rémunération, il est nécessaire de démontrer son utilité à la société. Pour la majorité des travailleurs, cette reconnaissance passe par le contrat de travail, tandis que pour les individus inactifs, l’inscription institutionnelle leur confère le statut social (écolier, étudiant, chômeur et handicapé). La catégorisation fournit un cadre théorique, cependant il existe des personnes qui ne correspondent pas nécessairement à ces critères préétablis. Certains individus inactifs ayant le statut d’étudiant ou de handicapé (voire les deux simultanément), sont également des travailleurs possédant un contrat de travail en parallèle de leurs études et ou de leur handicap. Il est important de ne pas généraliser les situations personnelles de chacun. La reconnaissance que confère le travail est multiple : économique, symbolique et sociale…
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