Faire de la santé publique, D. Fassin, Édition ENSP. 2006 : 58 p., ISBN : 2-85952-915-2, Prix : 4,50 €
Pages 337a à 342a
Citer cet article
- BOURDILLON, François,
- Bourdillon, François.
- Bourdillon, F.
https://doi.org/10.3917/spub.062.0337a
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- Bourdillon, F.
- Bourdillon, François.
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https://doi.org/10.3917/spub.062.0337a
1 Tout ceux qui font de la santé publique seront intéressés par ce petit livre paru aux éditions ENSP. Quelques définitions sont proposées.
2 Une brève histoire de la santé publique (monde occidental) est présentée. Les romains ont été les premiers à avoir mis en place des actions dans le domaine de l’hygiène collective et de la médecine sociale. L’auteur y voit une considération politique, mais aussi une nouvelle conception de l’État où l’empire doit œuvrer non seulement pour ses missions de défense et de police mais aussi pour le bien être de l’ensemble des populations. « Avant d’être un savoir, la santé publique manifeste donc un pouvoir ». L’Italie mettra en place pendant la terrible épidémie de peste au XIVe siècle des conseils de santé qui adopteront des mesures d’isolement et de quarantaine témoignant de la réalité d’une politique sanitaire à cette époque. À partir du XVIIIe apparaît l’émergence d’un savoir avec les techniques de calcul et de statistique permettant d’envisager une étude des populations. Le mouvement hygiéniste portera alors un regard sur le monde social « ses missions, ses misères et ses déviances, son environnement… » amenant à une transformation du regard qui aboutira à une sanitarisation du social. Est pris comme exemple la maltraitance infantile qui d’une réalité socio-juridique est devenue une entité médicale puis un enjeu politique devenant au bout du compte un problème de santé publique.
3 Dans son chapitre : « Sociologies de la nature à la culture », Didier Fassin s’attache d’une part à montrer que la santé publique est une pratique culturelle et à inscrire les problèmes auxquels elle s’attaque dans leur contexte social. Il le fait en reprenant l’histoire exemplaire celle d’une épidémie du XXe siècle : le saturnisme infantile qu’il documente particulièrement bien. Il montre à quel point aujourd’hui « les personnes les plus précaires retrouvent une place dans la cité par la maladie ».
4 François Bourdillon
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Date de mise en ligne : 01/01/2008
https://doi.org/10.3917/spub.062.0337a