L’homme malade de son environnement, Michele Aubier, Liliane Messika, Paris?: Plon?; 2013. 160 p.
Pages 563i à 572i
Citer cet article
- FRANCES, Jean-Pierre,
- Frances, Jean-Pierre.
- Frances, J.-P.
https://doi.org/10.3917/spub.144.0563i
Citer cet article
- Frances, J.-P.
- Frances, Jean-Pierre.
- FRANCES, Jean-Pierre,
https://doi.org/10.3917/spub.144.0563i
1 Notre dernier siècle est marqué dans les pays développés par l’apparition quasi épidémique des pathologies chroniques et nombre de celles-ci sont au moins en partie liées à des modifications de notre environnement. Il s’agit en particulier des allergies respiratoires, alimentaires, cutanées. Leur nombre n’a cessé d’augmenter depuis 50 ans pour toucher plus de 30 % de la population française des 15-50 ans (25 % de rhinites allergiques, 7 à 8 % d’asthmatiques, plus de 3 % d’allergies alimentaires). Chez l’enfant, les chiffres sont encore plus élevés. Si la bataille de l’hygiène a été gagnée (jusqu’ici…), la bataille de l’environnement commence et on connaît de mieux en mieux les coupables. Les auteurs apportent de judicieux éclairages sur les allergies et autres pollutions «?nouvelles maladies environnementales?».
2 Selon un rapport américain de 2004, les émissions élevées de CO2 et d’oxyde d’azote par la pollution automobile contribuent à l’augmentation très nette de l’asthme.
3 La hausse des niveaux de CO2 favorise le développement des plantes à pollens et ce en plus grande quantité du fait du réchauffement climatique et donc d’une saison pollinique plus longue et plus précoce (exemple?: à Bruxelles, le début de la pollinisation du bouleau, arbre très allergisant, commençait le 15 avril en 1970 et 40 ans après, le 15 mars). L’ozone, polluant secondaire dérivé notamment de l’oxyde d’azote augmente l’agressivité des pollens et donc leur pouvoir allergisant. Les moteurs diesel produisent deux à trois fois plus d’oxyde d’azote que les moteurs à essence, mais bien moins qu’un avion qui au décollage produit l’équivalent de 2 000 voitures diesel pour parcourir vingt-cinq kilomètres. On comprend mieux avec ces explications, l’explosion des cas d’asthme aux États-Unis (+ 75 % entre 1980 et 1994).
4 Le panorama du risque allergique ne se limite pas à la pollution due des transports, un large panel des risques est développé, présentant de manière didactique les différentes problématiques pour un lecteur non spécialiste (physiopathologie de l’asthme, différents allergènes et polluants qui nous entourent, allergies croisées successives qui compliquent la vie des allergiques).
5 Le dernier chapitre envisage toutes les mesures préventives tentant d’éliminer les allergènes déclencheurs de crises. Certaines données sont encourageantes?: en Écosse en 2000, quatre ans après des lois anti-tabac, la fréquence des hospitalisations pour asthme chez les moins de 15 ans a diminué de 18 %.
6 Jean-Pierre Frances
Cet article est accessible en accès ouvert dans le cadre de notre modèle Souscrire Pour Ouvrir.
Date de mise en ligne : 08/10/2014
https://doi.org/10.3917/spub.144.0563i